ENTHOUSIASME DE DUMESNIL
diers, se portant partout pour faire ses dispositions sous les coups de fusil, a bien senti que M. le maréchal n'étoit pas homme à assembler un conseil de guerre pour savoir s'il Tattaqueroit ; et effectivement, entre nous, mon cher ami, s'il avoit pris ce parti, je puis vous assurer qu'il n auroit pas accompli la brillante manœuvre qui vient de s'exécuter et qui justifie si bien l'opinion que vous avez de la supériorité de ses talents et de ses vues militaires. » Malheureusement cette glorieuse médaille avait son revers, et c'était du même crayon que l'enthousiaste admirateur du duc de Richelieu ajoutait à son esquisse triomphale ce coin sombre et sinistre : « Il y a d'autres détails très-intéressants dont je vous entretiendrai successivement, et qui demandent de prompts remèdes pour remettre un ton convenable; car, en vérité ce que j'ai appris et même entendu depuis vingtquatre heures fait frémir. Enfin le brigandage est plus fort dans le cœur des gens supérieurs qu'il ne l'est dans la conduite du soldat, qui est rempli cependant de bonne volonté pour aller aux coups de fusil, mais point du tout pour être en règle avec la discipUne '. »
Par une singuhère rencontre, la cour vit arriver le même jour^ le maréchal d'Estrées et le duc de Duras, celui-ci de Closter-Zeven , celui-là d'Aix-la-Chapelle ;
1. Dumcsnil à DuTerney, 10 septembre 1757. Correspondance OuTerney-Dumesnll, n** 30.
2» Le 16 septembre à Fontainebleau,
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