‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 219 sur 422 · ET LE MARECHAL DE RICHELIEU · texte numérisé non relu

ET LE MARECHAL DE RICHELIEU

grats. Pour les grains comme pour les fourrages, le système cher àDuverney, le système des impositions qui n'avait jamais produit grandVhose ne produisait plus rien ; il avait fîillu y renoncer et revenir aux entreprises. Enfin, pour le traitement des troupes pendant le prochain quartier d'hiver, le duc de Richelieu affichait des prétentions qui pouvaient n'être que justes au fond du Hanovre, mais qui à Paris devenaient des exigences exorbitantes; aux yeux de Duverney, c'était la ruine des finances du roi K Sur ces points-là, Duverney n'avait jamais voulu souffrir de contradiction; non-seulement il était contredit, il était désobéi ; quelle injure ! Richelieu, Maillebois lui-même prenaient parti pour l'intendant ; les traîtres! Aussi, le 5 septembre, il écrivait au marquis Dumesnil : « J'ai assuré ce matin au ministre que ce seroit mon dernier coup de collier; ma santé m'y force et la tournure des esprits m'y oblige. M. de Lucé auroit besoin d'un bon conseil. Enfin, mon cher ami, de deux choses l'une, ou j'ai oublié un métier que je fais depuis cinquante-trois ans ou la tête m'a tourné, puisque je suis seul contre tous. En cet état, je ne puis qu'abandonner la partie... Cela est venu à un point qu'il faut que le public eu soit juge... » Et comme Dumesnil, nouveau venu à l'armée, se montrait tout étourdi de cette querelle : a Vous ignorez, dites -vous, reprenait Duverney, ce qui s'est passé avant votre arrivée. Je puis, en deux mots, vous mettre au courant : c'est que, la partie militaire à part, je n'ai rien proposé, depuis le commencement de la campagne, qui n'ait eu Timprobation de

1. Voir Correspondance da maréchal de Richelieu avec Pàrb Dnterney. Londres, P89, t. Upauim,

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