et 29 Mptembre. Correspondance imprimée
ASSURANCE DE DUVERNBY. 27a
mée prussienne ' . a La composition des troupes des Cercles, écrivait, le 7 août, Duvemey à Dumesnil, et tout ce que vous avez vu d'ailleurs a dû vous faire faire bien des réflexions sur les avantages que pourroit avoir en Allemagne un prince conquérant à la tôte de cent cinquante mille hommes de bonnes troupes^. »
Cependant c'était ce môme Duvemey qui, lorsqu*à la cour, à Paris, en Hanovre, on s'inquiétait de la marche de Frédéric en Saxe, haussait les épaules, se moquait ou s'irritait de ces inquiétudes. Il y avait longtemps que le maréchal de Richelieu, préoccupé d'un pareil souci et raillé par Duvemey, avait de ce chef une revanche à prendre. « II dit, écrivait en son nom Dumesnil, que vous avez toujours regardé comme une vision ses craintes du roi de Prusse, par la persuasion où vous étiez que les Autrichiens ne lui en laisseroient pas la possibilité. Voilà cependant l'événement arrivé avant môme le temps où il le pensoit lui-môme. Cela ne pourroit-il pas donner un peu plus de crédit à ses vues'? » Duvemey allaitril baisser la tôle ? Il la porta plus haut que jamais, et la réponse qu'il fit à Dumesnil fut celle d'un homme qui se sentait en état d'en remontrer h Frédéric II : a La pointe du roi de Prusse est une folie qui n'a jamais dû faire d'impression. Est-il naturel de croire, mon cher ami, qu'il soit assez hardi pour venir avec trente mille hommes se mettre dans un pays où l'un pourroit lui en opposer cent mille? Peut-on admettre un pareil projet?... J'avoue, mon cher ami, que
/. Soubise à Paulmy, V^ septembre [3439].