CorresivoDdance Duveruey-Dumesnil, n
3. Dumesnil à Oarernêy, 18 septembre. Correspondaoee citée » n» 34.
27e DUVERNEY ET FREDERIC II.
je vois peut-être mal les choses, mais il me semble que cela ne devroit pas faire la moindre impression à M. le maréchal. Qu'il place la droite de ses quartiers à Halberstadt, on peut compter dès à présent que le roi de Prusse se retire. Cela supposé, parce que cela ne peut pas être autrement, que M. de Soubise marche sur la
Saala, plaçant sa gauche à Bernbourg L'on dira
tout ce que l'on voudra; mais ou le roi de Prusse abandonneroit totalement la Silésie et la Saxe, ou iJ ne pourroit tout au plus chercher à vous attaquer qu'avec quarante mille hommes... Le roi de Prusse a beau être désespéré, il ne sauroit faire l'impossible... » Ah! si Duverney eût été à la place de Richelieu! En dix lignes et quatre manœuvres il démontrait clair comme le jour que le maréchal eût fait capituler le roi de Prusse comme le duc de Cumberland^
En attendant, l'armée de Hanovre dont les quartiers répartis sur l'Aller ne devaient pas s'étendre au delà de Zell, avait, cinq jours après la convention de Closter- Zeven, reçu l'ordre de se porter tout entière à Bnmswick et à WolfenblUtel, afin de se rapprocher de M. de Soubise. Entre ces deux postes, le maréchal de Richelieu voulait avoir, avant la fin du mois, cent bataillons et cent escadrons pour le moins ^ Quoique le temps fût devenu meilleur, cette marche de quarante-cinq lieues,