‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 236 sur 422 · Lo munitionnaire général · texte numérisé non relu

Lo munitionnaire général

2. Maillebois à Paulmy. Halberstadt , 29 septembre 1757 [3436, n® 119, 21«].

3. Gisorsà BelIe-Islc, 30 scplembre [3440]. — Maréchal de Belle- Ule au marquis de Gaatries, G et 14 octobre [3441].

de Pompadour le mérite de ce qu'il nommait hautement son sacrifice*.

Depuis la disparition du prince Ferdinand de Brunswick, l'armée de Hanovre campait autour de Halberstadt, inactive, d'autant plus sensible à ses misères et portée au mécontentement. « Aujourd'hui , écrivait M. de Gisors, le 3 octobre, au maréchal de Belle-Isle, nous voyons de loin la neige sur les montagnes, et il grêle dans la plaine. Toute la nuit , le vent a été si fort que je n'ai pu dormir. Il n'y a plus une seule canonnière de soldat qui tienne , pas un officier qui ait ni argent ni volonté... Notre machine absolument détraquée a besoin d'être remontée... Rien de plus fâcheux que d'hiverner dans un pays aussi rongé que le sont actuellement les bords de l'Elbe... Vous me connoissez assez pour croire que le dégoût génénd ne me gagne point... Je tiens le régiment autant que je peux alerte et gaillard, mais j'y perds mon latin, et il ne faut pa» que vous jugiez des troupes actuelles d'après ce que je vous ai entendu dire qu'elles étoient... Je vous parle vrai et vous cite des faits que je ne peux pas croire, d'après les opinions dans lesquelles j'ai été élevé. »

Pour se distraire et pour accompUr en même temps un devoir, le comte de Gisors avait demandé au maré-

1. Crémille à Duverney. Versailles, 2 octobre. « J'ai fa liler

madame de Lauraguais qui me paroit un peu eOarouchéc des rapports qui lui ont été Taits; elle croit le mal bien plus grand qu'il n'est Je l'ai fort assurée que notre maréchal n'avoit point d'ennemis déclaréi ici, qu'il y a?oit bien eu quelques propos tenus sur ce que le maréchal n'avoit encore euToyé aucun secours à M. de Soubise , mais que sa marche et les dispositions ultérieures qu*il alloit faire imposeraient silence à tout le monde , parce que ces dlsposiUons suffiraient , selon les apparences, pour faira repasser TElbe ao roi de PnisM. » Gorretpondance DuTern^-GrémiUe, nfi 62.

Page 1