‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 24 sur 422 · M. DE GISORS ET LE RÉGIMENT DE CHAMPAGNE · texte numérisé non relu

M. DE GISORS ET LE RÉGIMENT DE CHAMPAGNE

française donnait à sou iils une leçon d'où plus d'une société démocratique pourrait tirer quelque euseignement pour elle-même.

Pendant quatre ans, Tunique souci du comte de tiiâors fut de se rapprocher chaque jour davaiiUige du modèle idéal que la main de son père avait tracé pour lui; chaque jour il examinait si sa conduite avait été conforme aux admirables préceptes dont Tapplication rigoureuse était sa phis constante affaire. Le maréchal de Belle-Isle avait fait venu* à îletz le régiment de Champagne, et c'était sans la moindi*e peine que le comte de Gisors quittait Paris ou Bisy pour aller présider, durant de longs séjours avec elle, la famille militaire dont il était le chef bien jeune, mais déjà aimé, estimé, respecté même, parce que la bonté, la sagesse, Tamour de la justice, les graves et douces vertus qui font que les vieillards sont vénérables, s'unissaient déjà chez lui, naturellement et sans leur nuire, aux vives, aimables et charmantes qualités de la jeunesse.

Quand il eut vingt et un ans, son père et sa mère s'occupèrent de le marier. Ce fut chez un arrière-petitneveu du cardinal Mazarin que le petit-fils du surintendaat Fouquet trouva la compagne qu'il souliaitait pour son iiis. Le duc de Nivernais, celui qui, dépouillé de ses titres par la Révolution française, et réduit au nom primitif de sa famille, devait, quai*ante ans plus tard, se nommer le citoyen Mancmi, était alors un

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