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.U L'ARMKK DE HANOVRE. 299
ne dit rien; seulement il m\i dit : « Je serai bien aise « d'être jugé par iM. de Crémille, et je serai flatté s*il tt approuve mon opinion sur la situation de Ilalber- <i stadt, ainsi que celle de tous vous autres, messieurs, (( et de toute Tarmée. » Personne ne croit ici que Crémille \ienne simplement, comme il me le mande, pour recevoir tes idées du maréchal sur la campagne prochaine... Jugez, mon cher ami, les commentaires que cela va occasionner à des esprits déjà très-portés à la critique et à Timprobation ' . » Owant à M. de Crémille, rien n'était moins de son goût que le voyage qu'on lui fcusait faire. « Vous me pardonnerez aisément, écrivait-il à Duverney, de n'être pas pressé de partir... Je ne serai que trop tôt le témoin oculaire de mille choses que je voudrois ignorer toute ma vie, et comme je ne vois en moi aucune possibilité d'y faire le bien, je regarderois comme une preuve bien grande de votre amitié, si vous obteniez pour moi un contre-ordre'^, n Bon gré, malgré, il fallut partir. « Notre ami M. de Crémille, écrivait Duverney à Dumesnil, le 25 octobre, est parti ce matin comme les chiens que Ton fouette ; toutes les représentations ont été inutiles; le maître l'a voulu. Je liû ai bien soutenu que votre général le recevroit avec amitié. Vous savez ce qu'il vaut à tous égards; c'est donc votre affaire de préparer les voies ^. »
En attendant une décision sur Ilalberstadt, le maréchal avait enfin obtenu d'envoyer dans les quartiers (l'hiver la plus grande partie des troupes. Le régiment de Champagne était un des derniers à partir; mais il