‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 269 sur 422 · Gisors à Belle-lsle, !«•. 2, 4, 5, 7 décembre · texte numérisé non relu

Gisors à Belle-lsle, !«•. 2, 4, 5, 7 décembre

2. Gisors à Belle- Ifle, 7 d<^ceiiibre 1757 : • Les marches de

boit et dix lieaes que noas faisons harassent absolument nos troupes. Noos n'en avons pas moins le chagrin d'abandonner les plas beaux magasins... Vous poorex vous ressoufenlr, mon cher père, de ce que je vous a! prédit en passant l'Aller. Dieu Teuille que nooi en ff^yons quittes pour être reTenos breàomUle » [3445, n<> 70.]

ATTAQUE DES HAN0VRIEN8. 33i

accueilli encore, disaitril, c'est des habitants de ]a ville, à qui on a mandé deLunebourg le bon ordre que j*aYois fait observer par mon arrière-garde, et que la conservation de cette \illem'étoit absolument due ^» C'était au tour de Zell| à passer par les terreurs de la guerre. On croyait que le prince Ferdinand, n'ayant pu gagner les Français de vitesse, s'était replié probablement à Lune« bourg, sinon à Stade, et pour le moins à Uelzen. Tout à coup, dans la matinée du 12 décembre, les volontaires de Hainaut qui étaient campés en avant de Zell, sur la rive droite de l'Aller, furent assaillis par un corps hanovrien qu'on n'évaluait pas à moins de trois mille hommes. Malgré les troupes de soutien qui leur furent envoyées, les volontaires ne purent conserver leur poste , mais ils se replièrent lentement sur Zell en tiraillant; la fusillade dura tout le jour; vers le soir, le canon gronda du côté des llanovriens. Évidemment le prince Ferdinand était plus proche qu'on ne se l'imaginait. Des aides de camp, des officiers d'état-m^jor furent dépéchés vers tous les quartiers du haut et du bas Aller, de l'Ocker même , pour en ramener à marches forcées les troupes, a Si l'ennemi se présentoît, écrivait, le 12 à dix heures du soir, M. de Crémille au ministre de la guerre, tout ce que je vois que M. le maréchal puisse rassembler demain se réduit à moins de cinquante bataillons très-foibles , et à une quarantaine d'escadrons qui ne sont guère plus forts. »

Le comte de Gisors avait été au feu pendant toute cette journée ; il commandait quatorze compagnies de grenadiers qui avaient marché au secours des volon-

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