‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 279 sur 422 · XXX VIII · texte numérisé non relu

XXX VIII

Ce fut décidément la fin de cette longue campagne ; le 27 décembre, les troupes furent envoyées dans leurs cantonnements. Ceux du régiment de Champagne avaient été changés ; ce n'était plus h Zeli , c'était à Osnabruck qu'il devait passer le reste de Thiver. En quittant la bonne petite ville qui lui avait fait, quinze jours auparavant, un si cordial accueil, le comte de Gisors était navré du désordre où il la laissait. « Je vous ferois frémir, écrivait-il, si je vous racontois à quel point le pillage et l'insolence du soldat ont été poussés en ce moment-ci. Pour peu que cela durât, la vie des officiers ne seroit pas en sûreté , et plusieurs ont déjà perdu leurs équipages^. » Hors du service, pour tenir les insolents à distance , les officiers étaient obligés de s'armer de bons gourdins, et jusque-là M. de Gisors avait interdit aux siens de porter même une canne. Les bons propos, la raison ne pouvant plus se faire entendre, il fallait en venir aux dernières rigueurs. Dans le régiment de Champagne les maraudeurs étaient passés par les verges; les coupables, pris désormais en flagrant

1, 26 décembre [34i(î].

Page 1