‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 284 sur 422 · DE L'ÉTAT-MAJOR DE ZELL · texte numérisé non relu

DE L'ÉTAT-MAJOR DE ZELL

n'ai garde de vous ennuyer, mais qui m'excèdent enfin après toutes les peines que je me donne pour le métier *. »

L'affaire était celle-ci : un usage de tout temps reconnu et pratiqué selon le droit de la guerre, avait toujours attribué aux officiers composant Tétat-major des places conquises, avec mission d'y maintenir Tordre et la sécurité publique, un traitement spécial à la charge des habitants. Comme la ville de Zell avait d'abord été assignée pour résidence au régiment de Champagne, le lieutenant-colonel et quelques autres officiers du régiment avaient été choisis pour former l'état-major de la place ^. Le comte de Gisors était resté de sa personne en dehors de cet arrangement, et, pour les questions pécuniaires qui devaient suivre, quoiqu'il n'eût rien à y voir pour lui-même, il avait exigé l'avis et le consentement de l'intendant de l'armée. Muni de l'autorisation écrite de M. de Lucé, le lieutenant-colonel de Champagne, nommé lieutenant de roi de Zell, avait réuni les magistrats, et ceux-ci, après une courte délibération, étaient convenus de donner au lieutenant de roi quinze cents livres par mois, mille au major, cinq cents à chacun des deux aides majors, et deux cent cinquante à chacun des deux capitaines des portes, au total un subside mensuel de quatre mille livres qu'ils avaient même payé sur-le-champ pour les mois de novembre et de décembre '. Plus tard, les changements survenus

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