‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 283 sur 422 · AUX DAMES D'OSNABRUCK · texte numérisé non relu

AUX DAMES D'OSNABRUCK

« Deux bals impromptu ainsi donnés à l'assemblée chez M. le <irand-\^eneur, joints à toutes les attentions que je n'ai cessé d'avoir pour toutes les personnes qualifiées de la ville que j'ai dispensées de logement, m'ont tellement captivé leur amitié que demain toutes les dames viendront danser chez moi, dont la plupart sont femmes, filles et sœurs de généraux ou colonels hano • vriens. Il y a aussi quelques Prussiennes qui, sans vanité, me trouvent fort aimable, parce que je ne cesse de leur parler de mon voyage en Prusse. Par la raison qu'Alsace s'étoit logé avant nous d'autorité chez le clergé, on imaginoit qu'il n'y auroit pas d'exemption pour les protestants de la part d'un régiment catholique romain; j'ai eu grand soin de dissiper ce préjugé et de tenir des propos propres à détruire toutes les fables qu'on répand en Allemagne sur l'esprit de religion que nous n'avons gardg de porter en Allemagne, tandis qu'il en reste si peu en France. Ce n'est pas là la manière dont je le leur dis, mais je crois qu'ils sont ici bien désabusés.

« Mon objet principal, dans tous les mouvements que je me suis donnés pour égayer ce séjour -ci, a été de répandre nos jeunes gens dans la bonne compagnie , et de les détourner en même temps des tripots que l'ennui fait établir. Vous seriez, je crois, ravi de voir la propreté avec laquelle j'exige qu'ils soient tous vêtus dans la règle exacte de l'uniforme , et on ne quitte pas ses chapeaux en dansant, je vous jure. Les après-dlners i±mi consacres aux plaisirs, je veux que le matin on visite sa compagnie, qu'on fasse l'exercice, qu'on le commande, et qu'une fois la semaine on rende compte» au capitaine, ensuite à moi, des réparations faites à la

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