‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 292 sur 422 · SUCCES DE FREDERIC II · texte numérisé non relu

SUCCES DE FREDERIC II

je crois que les sentiments dont vous m'assurez pouvoient y mettre une autre tournure ; mais je vous assure, monsieur, que cela ne m'empêche pas de sentir le plaisir de prendre quelque repos après tant de fatigues de corps et d'esprit... J'espère que d'ici au moment de mon départ, je recevrai quelque courrier qui le rendra plus prompt et plus agréable ' . »

Le 23 janvier, le lendemain du jour où il avait reçu la surprise dont il était profondément irrité, quoiqu'il y fit bonne mine, le maréchal de Richelieu signa enfin le passe-port si impatiemment attendu par le fils de celui qu'il devait regarder comme le principal auteur de sa disgrâce, le maréchal de Belle-Isle.

Pour Frédéric H, la campagne s'était achevée tout autrement que pour le maréchal de Richelieu. Et cependant, après Rosbach, il avait reçu des nouvelles presque aussi désespérantes que celles qui, deux mois auparavant, avaient suspendu sa marche audacieuse en Thuringe : les Autrichiens en Silésie, Schweidnitz rendu, le prince de Bevern défait, Breslau pris. Mais cette fois, au lieu de ralentir ses mouvements, il les précipita, tomba sur les Autrichiens comme la foudre, remporta à Leuthen la plus complète victoire ^ et rentra triomphant dans Breslau.

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