‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 310 sur 422 · VERDEN MENACE · texte numérisé non relu

VERDEN MENACE

pour nous donner celui de faire nos arrangements avec nos alliés. Votre courage est connu, et la résolution que vous paroissez avoir prise nous prouvoit plus que tout le mauvais état de Tannée.., Si j'osois, je me ilatterois que vous ne repasserez pas ce vilain Weser. Qu'il m'a donné de chagrin ! Je le hais à mort. Je vous suis attachée, monseigneur, avec le môme acharnement * . » Nouvelle péripétie : le 49 février, au moment môme où le comte de Saint-Germain, arrivé depuis trois jours à Brème, recevîfit le commandement des mains du duc de Broglie, son prédécesseur, qui était envoyé par le comte de Clermont à Cassel, l'ennemi attaquait subitement Rotenburg. C'était le principal avant-poste de Verden, où commandait le prince de Bauffremont. Celui-ci y courut dès le soir môme ; mais le lendemain un autre corps hanovrien, ayant réussi à passer la Wumme, coupa toute communication entre Verden et Rotenburg. D'après le témoignage important et désintéressé du comte de Saint-Germain, Verden était un poste insoutenable, et sa conviction à cet égard était telle qu'il s'était hâté de faire partir, dans la journée du 20, le comte de Chabo et ses volontaires royaux, ceux-ci pour renforcer la garnison de Iloya, celui-là pour y commander, car la chute inévitable de Verden allait donner à cette petite viUe une importance capitale pour la défense du Weser. Entre Brème et Iloya, bien gardées, bien pourvues, il n'y avait guère à craindre que l'ennemi osAt s'aventurer sur la rive gauche du fleuve. Le 2\ , après un engagement plus sérieux que ne voulut le croire le comte de Clermont, M. de Saint-Chamans,

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