RETRAITE DU MARQUIS DE PAULMY
portante, et le règlement de son héritage un point curieux dans Thistoire du ministère de la guerre ; car il est le dernier homme de robe qui ait occupé ce département^ les ministres militaires ont commencé après lui. C'est par là que la lettre suivante, adressée, le 26 février, par le maréchal de Belle-Isle au comte de Clermont, est im document historique d'un intérêt considérable : (( M. de Paulmy ayant pris, monseigneur, le parti de donner au roi sa démission. Sa Majesté a été embarrassée pour trouver, suivant notre mauvais usage, un maître des requêtes capable de remplir cette place. Elle a donc cherché parmi les militaires, et, après bien des réflexions, elle n'a pas cru qu'il y eu eut un qui réunît plus de qûaUtés nécessaires que M. de Crémille, et comme il est actuellement auprès de Votre Altesse Sérénissime et dans une circonstance bien critique, et que cependant la besogne est telle qu'elle ne soulTre de ce cûté-ci aucune espèce de cessation, le roi a désiré que je prisse la principale direction du département de la guerre; en attendant l'arrivée ici de M. de Crémille, M. de Paulmy continuera les expéditions et détails auxquels je ne puis ni ne dois vaquer; mais c'est moi, monseigneur, qui vais prendre et suivre avec Votre Altesse Sérénissime la correspondance et donner les ordres essentiels concernant votre armée ^ » Ainsi, le 26 février, d'après ce témoignage du maréchal de Belle-Isle, c'était M. de Crémille qui avait le plus de chance d'être nommé secrétaire d'État, et c'était jusqu'à son retour seulement que le maréchal devait diriger le département de la guerre. Il est vrai que, le