‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 319 sur 422 · M. DE CRÉMILLE ADJOINT AU MINISTRE · texte numérisé non relu

M. DE CRÉMILLE ADJOINT AU MINISTRE

Duverney : « Mon affaire finit ce matin, monsieur, de la façon dont j'ai prévu depuis longtemps qu'elle finiroit et dont, je crois, vous l'aviez prévu vous-même. Je n'avois pas besoin, je vous assure, de cette épreuve-ci pour savoir combien le champ de bataille de la cour m'est désavantageux; aussi y prévoyois-je une défaite et une mine très-prochaines'. » C'était un reste de philosophie oratoire; avec le comte de Clermont, Crémille s'expliquait plus clairement , pai* les faits mêmes : a Mon état auprès de M. le maréchal de Belle-Isle est enfin constaté, écrivait-il au prince ; j'ai, monseigneur, une commission du roi pour concourir sous ses ordres à la plus prompte expédition de tout ce qui tient à l'administration de la guerre, avec le pouvoir du roi de faire toutes les signatures que M. le maréchal ne jugera pas à propos de faire lui-même, à l'exception de celles qui par leur nature doivent être portées devant les Cours. J'explique peut-être fort mal tout cela, monseigneur, mais j'espère que V. A. S. voudra bien excuser un militaire qui n'entend pas grand'chose aux formes d'une semblable administration^. » En un mot, il était adjoint au ministre avec la signature administrative *.

U TbM,, n« 128.

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