‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 335 sur 422 · I. C décembre ITST [3446, n · texte numérisé non relu

I. C décembre ITST [3446, n

412 SITUATION ne COMTE DE 6ISORS.

nous ne Siunmes pas encore à la fin des misères dont si*s mauvaises dispositions ont été la source. Je ne veux pas cire votre espion sur les faits particuliers, naais seulement vous faire connoltre le désordre général. Dans tous les villages où nous avons passé, nous avons trouve le^ subsistances gaspillées et enlevées par les réuimeuts qui nous ont précédés, tous les chevaux pris sans ordre... Il se passe encore des excès plus ;drreu\... M. de Villemeur vouloit que je logea.sse avec lui à Tabbaye de Cappenberg ; je n\ii pas accepté sa proposition, parce que je cruis que le lils du ministre de la gueiTC dnit redoubler d exactitude et éviter qu'on Taccuse de se donner des airs. Il n'y a pas assurément de lieutenant d'infanterie actuellement plus mal que moi; je n'ai qu'un babit , quatre chemises, et point de lit, pas un cheval et mon seul valet de chambre. Un petit dêtaehtmtiit de mon équipage que j'avoîs fait revenir de Wesel à Limtn pour m'y attendre, a été cha^^é par le reflux de l'armée: et en effet, si j'avois des chevaux, je iie siUH'ois comment les nourrir. Jusqu'ici j'ai vécu tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre; demain j'aurai un soldat cuisinier qui me fera à manger avec la marmite du patron *. w

Deux ji»urs après, le 2Î> mars, il écrivait de Schermbeck au maréchal de Belle-Isle: a Nous voici cantonnés dans le village aupivs duquel nous avons campé en partant de Wesel. .Vu bout duo an de fatigues excessives de la p;u1 des parlicidiers, de dépenses énormes de la pan du roi , et après autant de succès, se retrouver au point duquel on étoit parti est quelque chose de

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