L ARMEE REUNIE A WESEL
bien amer. Encore sommes-nous les braves de l'armée; on a regardé comme audacieuse la proposition que M. de Villemeur a faite de marcher sur Wesel par la rive droite de la Lippe ; tout le reste de Tarmée se tient à la gauche. D'après tout ce qu'on m'a dit de l'état de plusieurs régiments de la grande armée, je crois que le spectacle de ceux du corps de 51. de Villemeur étonnera. Je me suis concerté avec les chefs des autres régiments pour que nous arrivions à Wesel, tenus, ajustés et en ordre comme au milieu de la paix... Le ton de notre corps est de ne pas concevoir pourquoi on se retire ^.. » Enfin, le 1" avril, du camp de Wesel : «La division de M. de Villemeur est arrivée hier ici où elle a été fondue dans le reste de Tarmée qui y campe, afin de donner le temps au maréchal général des logis de faire la disposition des cantonnements. Le régiment n'ayant point de tentes a passé la nuit au bivouac, ainsi que plusieurs autres. Aujourd'hui on nous en a donné. Heureusement qu'il fait beau ; sans cela, de camper au bout d'une retraite de soixante lieues eiU achevé de détruire l'armée dont le harassement est inexprimable ; les visages de la grande armée font peur'. »
Le 23 mars, madame de Pompadour avait écrit au comte de Clermont : a Vous pouvez juger de mon dés-