‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 340 sur 422 · ENQUETE SUR LA CAPITULATION DE MINDEN · texte numérisé non relu

ENQUETE SUR LA CAPITULATION DE MINDEN

pilogueiirs ignorants qui ne trouvent ordinairement que trop de confiance et de crédit*. »

Le prince était mécontent; sa mauvaise humeur durait plus longtemps que d'habitude; c'est qu'ayant à dresser le bilan de la dernière campagne, les faits attristants se représentaient en foule sous ses yeux. Le maréchal de Belle-lsle lui avait recommandé de faire une enquête sévère sur li capitulation de Minden. (( Tout le monde, écrivait M. de (lisors à son père, a ici les yeux ouverts sur la conduite que vous tiendrez à ce sujet, w II avait été constaté, entre autres choses, que, si quelques-uns des officiers étaient restés avec les soldats prisonniers de guerre, ils n'en méritaient pas plus d'estime, car suivant une convention acceptée d'un commun accord, c'était par un tirage au sort que « la corvée » leur était échue. «(Je ne saurois vous dire, écrivait le prince, combien de pareils sentiments m'outrent et m'humilient. Je vous avoue, monsieur le maréchal, qu'attaché au roi, à ma nation et à leur gloire, comme je le suis, j'ai des moments bien cruels à supporter, w Sur M. de Morangiès, voici quelle était sa conclusion : « 11 résulte de tout ceci que ce n'est point sa faute, s'il a mal défendu Minden, parce qu'il n'en savoit pas davantage, mais que c'est la faute des généraux^ quand ils mettent dans des postes des gens incapables, à moins qu'ils n'aient précisément que ceux-là; et en tout, un des grands talents du génénd c'est d'employer un chacun à ce à quoi il est propre, car si Ton avoit mis M. de Morangiès à la tête d'une troupe pour

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