ET DE LOUIS XV
m'avez données dans cette circonstance. Mon année s'est retirée aussi loin qu'il le falloit pour sa sûreté ; elle couvre aujourd'hui par sa position une pai*tie des États de mes alliés, mais je ne consentirois pas qu'elle abandonnât la défense du Rhin sans y être absolument forcée. Il seroit trop honteux d'abandonner Dusseldorf et Wesel, et je veux que vous ks défendiez. L'honneur est préférable à tout, et je ne sépare pas le vôtre du mien ni de celui de toute la nation. Je connois votre cœur ; dès que vous saurez ma volonté , vous vous y conformerez et vous trouverez bien des ressources pour son exécution. Je ne serai point en peine de vos dispositions ni de votre fermeté, dès que vous aurez pris le parti de défendre le Rhin, et vous prendrez sûrement ce parti, dès que vous serez bien certain que je le désire. Je vous envoie Montazetpourm mformer de tout ce qui est nécessaire à votre armée; je donnerai en conséquence mes ordres pour que rien ne vous manque. J ai promis 24,000 hommes à l'impératrice; elle en demande 30,000 pour être plus assurée que les 24,000 seront complets. Je dois et je veux lui tenir parole; mais vous ne manquerez pas de troupes, et Ton vous en enverra au besoin de celles qui sont en Flandre. Faites connoitre mes intentions à mon armée, et que je ne veux pas déshonorer Inon règne en abandonnant mes alliés. Je connois assez votre façon de penser pour être sûr que la mienne sera de votre goût. Vous savez que je vous aime et que je vous estime ; je ne doute pas que vous ne remplissiez supérieurement ce que j'attends de vous dans un moment si intéressant', p Cette lettre,