‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 345 sur 422 · Clermonl à Crémille, 7 avril. — /*/</., n · texte numérisé non relu

Clermonl à Crémille, 7 avril. — /*/</., n

2. Clermonl à Belle-Iale, 11, 12 et 11 avril [3474, n<»» 92, 101, 114]. — AMn»'dePompadour, 12 avril. Pap. Clermonl , 1758, t. III, n» 20. — Note sur la composition de l'année. Pap.Clermont, 1 7:>8. t. Il,

412 LETTRES DE MADAME DE FOMPADOtTR

des puissances assez dupes pour Touknr en être?), déshonorés, perdus dans l'Europe entière, avec le roi de Prusse, l'Angleterre et peut-être bien d'autres acharnés à notre destruction. Voilà, monseigneur, le tableau très-eiact de notre situation... Au reste, si vous ne croyez pas votre année assez forte , il sera facile de vous faire passer des troupes de Flandre ou des autres provinces... L'état ^iolent de l'impératrice et la méliance que notre retraite lui a inspirée, monseigneur, ont déterminé le roi à envoyer Montazet * à votre armée pour être en état de tranquilliser Sa Majesté Impériale, tant sur 1 état des troupes que sur le temps où elles pourront agir, et sur votre façon de penser personnelle ^.. »

Après madame de Pompadour, le roi : « Mon cousin, en mettant sous vos ordres toutes les forces de mon royaume, je vous ai bien prouvé le cas que je faisois de votre capacité et de vos talents militaires. Je vous ai su gré d'avoir préféré la conservation de nos troupes à la gfoire que vous auriez pu acquérir en les exposant. Les malheurs qui ont accompagné votre retraite forcée m'ont affligé et ne m'ont pas surpris; je m'y attendois, et je savois bien que je ne devois pas vous les reprocher. J'ai été fort sensible à toutes les peines d'esprit et dé corps que vous avez essuyées, et je n'oublierai jamais les marques d'attachement et de bonne volonté que vous

1 . Le comte de Montazet, maréchal de camp, avait été envoyé avec une mission militaire à Vienne et s'était fait dislingner de l'impératrice par les services qu'il avait rendus en plusienn droonttances à i*armée impériale.

2. 15 avril au matin. — 1 S avril an soir. Pip.Clermont, 1758, 1. II, n» ICS; t. 111,0» 21.

Page 1