‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 366 sur 422 · I. Le marquis de Monteviiard · texte numérisé non relu

I. Le marquis de Monteviiard

SUR LK COMTK I)K .MORTAKi.Ni:. WT

et qui en sera la dupe. Je ne vous cache pas que si on me le laisse ou qu'on m'envoie des gens qui ne me conviennent pas et dont je n'ai que faire, je redemanderai à m'en aller. J'attends avec une grande impatience la réponse de M. Duvemey que je désire bien ardemment qui tienne, surtout s'il n'a de confiance qu'en moi et s'il ne s'ouvre qu'à moi ; nous ferons ensemble d'excellente besogne. Il est bien essentiel que tout le monde ignore tout ce que je vous confie là, et surtout le maréchîil de Belle-lsle qui n'a de Dieu que son Mortiiigne et qui deviendroit l'ennemi de quiconque ne l'aimeroit pas ' . » Pauvre armée! Les généraux changent, la discorde persiste. N'est-ce pas, sous d'autres noms, le funeste antagonisme du comte de Maillebois et du maréchal d'Estrées?

Précisément, et comme à point nommé , un étrange incident ramenait en scène ces deux personnages. Le comte de Maillebois venait d'être appelé au commandement des côtes de Flandre; ce n'était qu'un poste d'observation, mais il rêvait déjà un rôle plus actif, un grand rôle, car il s'offrait hardiment pour mener vingtcinq mille hommes en Angleterre ^ Avant de quitter Paris, ridée lui vint de rédiger un mémoire sur sa conduite pendant la bataille de llastenbeck. Était-ce aux

Page 1