ASSENTIMENT DU COMTE DE CLERMONT
le? comptes que lui en rendra Votre Altesse Sérénissime pendant la campagne prochaine *. »
Le comte de Clermont répondit au ministre : « On m'avoit envoyé, monsieur le maréchal, le mémoire de M. de Mtiillebois, et je lavois trouvé tel qu'il est. Je suis très-fâché qu'un aussi bon officier se soit attiré une pimition au?si méritée. Toute cette armée a désapprouvé le mémoire et a trouvé la punition juste; cela m'a fait voir que l'on sentoit encore combien la discipline et la subordination étoicnt nécessaires. En effet, rien n'est si monstrueux qu'un maréchal des logis, qui est l'homme du général, aille divulguer les différentes opérations de l'esprit et les différents mouvements de l'àme de son général qui pense tout haut vis-à-vis de lui. Si un exemple de cette espèce n'étoit pas puni sévèrement, il n'y a personne, tel zélé qu'il fût, qui acceptât le généralat, parce qu'il n'y a personne, tel habile qu'il soit, qui n'ait montré dans de certains moments à son maréchal des logis des incertitudes, de fausses idées, des combinaisons mal faites et que l'on ne redresse qu'en questionnant le maréchal des logis sur les parties de son détail et sur les connoissances plus exactes qu'il a dû prendre du pays^. »
Certainement le roi venait d'accomplir ou de permettre au moins un grand acte de justice, de rappeler et de confirmer, par un exemple sévère, le respect dû aux lois constitutives des armées. Malheureusement la constance et la fermeté dans les principes n'étaient point ses qualités dominantes. 11 est vrai que l'affaire