‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 374 sur 422 · M. DE GISORS COMMANDANT DES CARABINIERS · texte numérisé non relu

M. DE GISORS COMMANDANT DES CARABINIERS

de Belle-Isle d'avoir des principes et d'y conformer ses actes.

Il y eut, quelques jours après, une nomination particulière qui ne fut pas moins bien accueillie que la promotion générale. Le !•' octobre 4755, le commandement des carabiniers était devenu vacant par la mort du prince de Dombes, fils du duc du Maine et petit-fils de Louis XIV. Le 13 mai 1758, Louis XV y pourvut par une double nomination, Tune tout honorifique et d'apparat, l'autre effective. Le comte de Provence, petit -fils du roi , recevait le titre de mestre de camp des carabiniers, et le comte de Gisors celui de mestre de camp lieutenant, avec tous les droits et toutes les prérogatives attachés au commandement du plus beau corps de l'armée. Les carabiniers comptaient dix escadrons en cinq brigades; chaque brigade avait à sa tête un officier supérieur du grade de mestre de camp ; il n'y avait guère que le régiment des gardes françaises dont l'organisation pût être comparée à celle-ci. C'était donc un commandement hors de pair et pour un long avenir, car le tout jeune prince dont le comte de Gisors tenait la place avait deux ans et demi tout au plus^ Il ne fallait rien de moins pour balancer la peine que ressentait le colonel de Champagne à se séparer de ses anciens et chers compagnons de bataille et de misère.

Les carabiniers avaient leurs cantonnements non loin du régiment de Champagne, dans plusieurs bourgs ou villages dont le plus distant n'était pas à plus de cinq

1. Le comte de Provence était né le 17 novembre 1755. Quand on songe que le comte de Gisors a été, à la tèle des carabiniers, le lieutc> nant du prince qui fut le roi Louis XVUI, il nous semble qu'il n*est ^tlus aussi i^loigné de nous.

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