MOUVEMENT INDECIS
entre eux représentait un losange irréguUer dont la grande diagonale courait du sud-est au nord-ouest, de Crefeld à Kempen.
Le 22 juin, du camp de Yischelen, le comte de Gisors écrivait à son père : « Tout le monde pense et a lieu de penser que le comte de Clermont a reçu des ordres positifs de la cour de se tenir sur la défensive. Partis de Neuss [le 18] avec le projet affiché d'attaquer l'ennemi, notre affliction étoit de trouver des marais peutêtre impraticables entre nous et une position que Tennemi avoit prise àTonisberg. Arrivant à cette bruyère-ci, nous apprenons que Tennemi a porté un corps en deçà de ces marais à Hulst ; nous n'osons dès ce moment prendre le camp que nous voulions occuper entre Crefeld et Saint-Antonis, nous perdons une journée entière à pratiquer des débouchés sur le landwehr et donnons le temps à Tennemi d'établir toute son armée, la droite à Kempen, la gauche à Hulst. Le lendemain [20 juin], d'après les observations qu'on fait du clocher de Cre* feld et une légère escarmouche du corps de M. de Saint- Germain, nous trouvons qu'il seroit imprudent de déboucher au delà du landwehr. Nous trouvons m^me que le corps de M. de Saint-Germain qui touche à nos gi'andes gardes est aventuré au delà du landwehr; on le fait rentrer dans la nuit avec beaucoup de mystère et de timidité, laissant seulement cinq cents hommes aux ordres de M. le prince de Beauvau, avec ordre d'évacuer Crefeld à la première attaque. Quelques chasseurs paroissent', fusillent avec nos postes avancés; M. le prince de Beauvau, d'après son ordre, se retire avec