ATTAQUE GÉNÉRALE
proches, lui ordonna de se mettre immédiatement en mesure de recevoir l'ennemi, puis tout Tétat-major regagna le plus promptement qu'il put le quartier général. M. de Mortaigne y trouva d'autres nouvelles. A huit heures du matin, M. de Voyer avait averti le comte de Clermont qu'il voyait l'ennemi en mouvement de toutes parts, mais surtout à la gauche de Crefeld ; à dix heures moins un quart , il annonçait qu'il allait être attaqué, à onze heures, qu'il était attaqué avec du canon par des forces très-supérieures aux siennes, à onze heures trois quarts, qu'il se repliait lentement sur le landwehr'. C'était la gauche hanovrienne, sous les ordres du général Sporken , qui avait marché sur deux colonnes à Crefeld. En même temps, une seule colonne, formée des troupes du centre, sous le commandement du général Oberg, avait débouché par Saint-Antonis et paraissait menacer la censé de Huikesmey. Cependant le comte de Clermont ne voulait voir encore dans ces manœuvres qu'une fausse démonstration, dans ces premières attaques de simples escarmouches destinées à lui donner le change sur les intentions de l'ennemi dont le véritable projet, croyait-il, n'était que de lui dérober une marche pour changer de camp. Il était midi, l'heure du dîner; le prince \enait de se mettre à table lorsqu'une vive canonnade engagée par toutes les batteries du landwehr lui apprit que l'affaire devenait sérieuse et qu'il n'était que temps d'endosser la cuirasse. La générale fut battue , les troupes se réunirent à la tête du camp et chaque division prit rapidement son poste de bataille.
1 . Les originaux de ces avis donnés par M. de Voyer se trouvent dans les papiers de Clermont, 1758, t. VU. no* 144-148-149-lSO.