LES JOURNAUX ET LES MŒURS
et l'autre de mourir, les médecins étaut d'une cherté abominable et le terrain des cimetières d'un prix exorbitant '. Quant aux journaux, qui sont une des nécessi-^ tés de la vie anglaise, les écrivains dont c'est le métier y gagnent peu d'argent et encore moins d'estime. Ai peine arrivé à Londres, le comte de (îisors se fait ap« porter les papiers publics ; il y trouve peu de choses intéressantes et beaucoup de mensonges ^. Cette première impression n'est ni contredite ni modiliée par les honunes éclairés qu'il rencontre. Les mensonges des journaux ne sont souvent, il est vrai, que l'exagération des méchants propos qui courent et se croisent au milieu d'une société animée et divisée par les rivaUtés po« litiques. Tout se ressent de cette agitation, les mœurs^ publiques et les habitudes sociales.
Une des premières visites du comte de ftisors à Londres a été chez lady Holdemestse, femme du secrétaire d'État, adjoint au duc de Newcastle pour les affaires étrangères. « Cette dame, dit-il, parle le fra»çois on ne peut pas plus joliment et je l'ai trouvée ea tout très-ressemblante à nos dames frauçoises, s'ajustant comme elles, plaisantant comme elles et riant beaucoup aux dépens des autres. Je n'entrerai pas, ajoutet-il plus loin, dans le détail de toutes les anecdotes que j'ai apprises sur le tiers et le quart des femmes de ce pays-ci ; comme elles n'ont aucun rapport aux affaires, il n'y aiuroit que de la méchanceté à les rapporter *. » Peu de temps après, il écrit à la maréchale de Relle-Isle sa mère : « Jusqu'il beaucoup de circonspection a été
1. Journal, 18 février. — 2. Journal, C février. — 3. JomrmÊt, 6 et 10 février.