‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 48 sur 422 · COURSES ET COMBATS DE COQS · texte numérisé non relu

COURSES ET COMBATS DE COQS

« à lui chanter pouille », ainsi qu'au reste de la famille rovale*.

Si le comte de Gisors est déjà choqué de Tinsolence et de la grossièreté de la foule au bal de TOpéra, que sera-ce lorsqu'en compagnie du duc de Grafton, de lord UiirnugUm et de ses plus nobles amis, il se trouvera sur lu champ de course à Ne^market? Il n'y a plus de rangs, plus de distinction, plus de mesure; c'est une mêlée qu'enflamme la fureur des paris. Les meilleurs se laissent entraîner; au retour des courses, chez lord llarrington, la plupart des convives sont tout ^ fait ivres. Cependant ce n'est rien encore; il faut voir l'arène aux combats de coqs, un pandémonium , un sabbat* a J'ai cru, dit le comte de Gisors, que c'étoient les spectateurs et non les coqs qui alloient se battre. Toute la racaille d'Angleterre est rassemblée pêle-mêle avec la bonne compagnie. » Quand le duc de Cumberland entre, personne ne se lève et les chapeaux restent cloués sm' les tôtes'^ Trois jours de suite à Nevvmarket, c'est trop pour le comte de (iisors; il a hâte de revenir à Londres et d'y retrouver ses nobles amis dans la dignité de leur condition sociale.

Par le duc de Mirepoix il a été nécessairement mi» en relation avec beaucoup d'hommes distingués; mais c'est à des Anglais qu'il a dû deman er des notions plus précises sur les personnages. Son meilleur guide

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