LE DUC DE RICHMOND
Texemple du bonheur qui suit la vertu, et pardonnez cette tirade à la tendresse qui me l'a arrachée *. )^
Il y avait encore deux voyages* qu'aurait voulu faire le comte de Gisors, l'un en Italie, l'autre dans la France môme. Panni les jeunes gens qu'il avait connus en Angleterre, un surtout, Charles Lennox, duc de Uichmond, un arrière-petit-fils de Chiu^les II ', avait attiré son attention et conquis son amitié. Ils s'étaient depuis retrouvés à Prague et ils étaient restés en correspondance. « Le voyage que vous projetez en France, lui écrivait de Milan le duc de Richmond, vous sera, je suis sûr, bien utile. On ne doit connoître le dehors que pour mieux juger du dedans. Le voyage d'Italie vous plaira certainement. Tout ce que le pays produit est très-beau et digne de votre curiosité, à l'exception des habitants. Il n'y a ni société, ni bonne foi, ni même savoir que parmi quelques pédants, et l'on n'y pense qu'aux jeux et aux intrigues, ce qui ne sera pas, je crois, beaucoup de votre goût *. Du reste, il y a des exceptions partout; je pourrois vous nommer de très-aimables gens, mais ils sont rai'es. En fait de militaire, chaque pas est un champ de bataille, moyennant quoi et le plaisir que je