‹ Le Comte De Monte-Christo Par Alexandre DumasChapitre 21 sur 35 · XI SUICIDE · texte numérisé non relu

XI SUICIDE

aperçut son père qui guettait son retour derrière un rideau, et détourna la léle.

L*œii du comte se diiaia : il savait que Fiiisulte d*Âlbertà Monle-Christo avait été terrible, qu'une pareille insulte, dans tous les pays du monde, entraînait un duel à mort. Or Albert rentrait sain et âanf, donc le comte élait vengé.

Un éclair de joie indicible illumina ce visage lugubre, comme fait un dernier rayon de soleil avant de se perdre dans les nuages qui semblent moins sa couche que son tombeau.

Mais, nous Tavons dit, il attendit en vain que le jeune homme montât dans son appartement pour lui rendre compte de son triomphe. Que son Gis, avant de combattre, n'ait pas voulu voir le père dont il allait venger l'honneur, cda se comprend; mais, l'honneur du père vengé, pourquoi ce fils Jie venaittl point se jeter dans ses bras?

Ce fut alors que le comte, ne pouvant voir Âll)ert, envoya chercher son domestique. On sait qu'Albert l'avait autorisé à ne rien cacher au comte.

Dix minutes apr«s, on vit apparaître surle perron le général de Morcerf, vêtu d'une redingote noire, ayant un col militaire, un pantalon noir, des gants noirs.

11 avait donné, à ce qu'il parait, des ordres antérieurs; car à peine eut-il touché le dernier degré du perron, que sa voiture toutallelée sortit die la remise et vini s'arr«ter devant lui.

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