‹ Le comte de MontecristoChapitre 16 sur 52 · L'AVEU · texte numérisé non relu

L'AVEU

■ il ëtett trop tard ; n'importe , j'y •ni» ; mais hitaiH-ooas , moaaîeuT ; svec les ennemis qui frappent chei tous, il n'y ■ pas de temps il perdre. — Oh! cette fois, doctear,TOUB ne nte reprocherez plus ma faiblesse. Cette fois, jcconnittvai l'assassùi et je frapperai. — Essayons de sauver la viethae avant de penser k la venger, ■ dit d'Avrigny. <• Venea ! ■

Et le cabriolet qui avait ameaé Vîllefort le ramena an grand bvt, accompagné de d'Avrigny, au moment mèaw oà, de son celé, Morrel frappait & la porte de Sfonlecristo.

Le comte était dans son cabinet, et, fivt soucieux, lisait un met que Berluccio venait de lui envoyer à la hâte. En entendant annoncer Morrel qui le quittait ,il y avait deux heures i peine, le oomte rrieva la tête. Pour lui , comme pout le comte, il s'était sans doute passé bien des cboses p«idant ces deux heures, car le jeune homme qui Farait quitté le sourire sur les lèvres revenait le visage houlevnsé. Il se leva , et s'élança au-devant de Honel. » Qu'y a-t-il donc, Maximilien? ■ lui demanda-l-il ; » vous êtes pile, et votre freul ruisselle de sueur. « Horrd tomba sur un fiiutesit plutôt qu'il nea'amit. «'—Oui, >• dit-il, «je euigTmu vke^ j'avais besoin de vous parler. — Tout le monde se porte bien dans votre bmiUe ? ■ demanda le comte avec un tan de hîenvdBance affectueuse i la sincérité de laquelle pnsoQna M se fût trompé. « — Merci, comte, merci, » dit le jeone bwnnie visiblement embarrassé pourcommcncer l'entretien,

■ oui, dansmafamilletoirt le monde se porte biea. — Tant mieux ; cependant vous avez quelque chose h me dire? * reprit le comte de plus en plus inquiet. ■ — Oui, » dit Horrd, ■ c'est vrai, je viens de sortir d'une maison oà la

mort venait d'entrer, pour accourir k vous Sortez-TOiu

donc de cbei M, de Morcerf? » denuuida Mootocristo. a — Non, * dit Morrel ; < quelqu'un est-il mort chca H. de Horcerf ? — Le général vient de se brûler la cervelle, ■ répondit froidement Hontecrieto. •> — Oh ! l'affreux malheur I •> s'écria Maximilien. ■ — Pas pour la e

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pour Albert, « dit MoDtecn'sto ; « mieux vaat un père et uo époux mort, qu'un père et un époux déshonoré ; le sang lavera la hoote. — Pauvre comtesfte! » dit Haiimilieb , -c'est elle que je plains surtout, une si noble femme! — Plaidez aussi Albert, Maximilien, car, croyez-le, c'est le digne fils de la comtesse. Mais revenons à vous : vous accouriez vers moi, m'avez-vous dit; aurais-je le bonheur que vous eussiez besoin de moi? — Oui, j'ai besoin de vous, c'est-à-dire que j'ai cru comme un insensé que vous pouviez me porter secours dans une circonstance où Dieu seul peut me secourir. — Dites toujours , » répondit MontecristO. B — Oh! n dit Morrel, >' je ne sais en vérité s'il m'est permis de révéler un pareil secret h des oreilles humaines; mais la fatalité m'y pousse, ta nécessité m'y contraint, comte... i> Morrel s'arrêta hésitant. « — Croyez-vôus que je vous aime ? > dit Montecristo prenant afFectueusement la main du jeune homme entre les siennes. ■ — Oh ! tenez, vous m'encouragez ! et puis quelque chose me dit lli » (IHorrel posa la main sur son cœur) « que je ne dois pas avoir de secret pour vous. — Vous avez raison, Morrel, c'est Dieu qui parle à votre cœur, et c'est votre cœur qui voua parle. Redites-moi ce que vous dit votre cœur. — Comte, voulezvous me permettre d'envoyer Baptistin demander de votre port des nouvelles de quelqu'un que vous connaissez ? — Je me suis mis à votre disposition, h plus forte raison j'y mets mes domestiques. — Oh ! c'est que je ne vivrai pas tant que je n'aurai pas la certitude qu'elle va mieux. — Voulez-vous que jo sonne Baptistin ? — Non , je vais lui parler moimême. » Morrel sortit, appela Baptistin et lui dit quelques mots tout bas. Le valet de chambre partit tout courant.

u Eh bien ! est-ce fait? « demanda Montecristo en voyant reparaître Morrel. « — Oui, et je vais élre un peu plus tranquille. — Vous savez que j'attends, » dit Montecristo souriant. « — Oui, et moi je parle. Écoutez. Un soir je me trouvais dans un jardin ; j'étais caché par un massif d'arbres;

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