LE S OCTOBRE. 3S
gnsntes pour être silencieuses, roulèrent sur ses joues ; son boDheur lui coûtait bien cher.
Horrel regarda autour de lui avec inquiétude.
K Mais, » dit-il, u en vérité le comte ex^ère sa générosité ; Valentine se contentera de ma modeste fortune. Oii est le comte, mon ami? Conduisez-moi vers lui. « Jacopo étendit Ja main vers l'horizon. « — Quoi ! que voulez-vous dire? » demanda Valentine ; « où est le comte 7 où est Haydëe? — Regardez,» dit Jacopo. Les yeux des deus jeunes gens se fixèrent sur la ligue indiquée par le marin ; et, sur la ligne d'un bleu foncé qui séparait à l'horizon le ciel de la Méditerranée, ils aperçurent une voile blanche grande comme l'aile d'un goéland.
■ Parti! » s'écria Morrel ; « parti! Adieu, mon ami! adieu, mon père! — Partie!" murmura Valentine. «Adieu, mon amie ! adieu, ma sœur ! — Qui sait si nous les reverrons jamais ! » fit Morrel en essuyant une larme. « — Mon ami, 1 dit Valentine, « le comte ne vient-il pas de nous dire que l'humaine sagesse était tout entière dans ces deus mots :
H Attendre et espérer t » ^
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BODLEIAN LIBRARY
Tfugijiof Miss Emma F. I. Dunston
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