SCÈNE VII
Les .MÈ.MES, MERCICDKS.
FER.NANU, à MerrcJès.
Oui. (se levant.) Que vous arrive-t-il donc?
vous êtes horriblement pale, souffrez- vous?
(Monte-Crislo reste immobile et la main sur
son ccpcr.)
MERCEDES
Non, monsieur, mais j'ai éprouvé une grande émotion, je l'avoue, en voyant pour la première fois celui sans l'intervention duquel nous serions en ce moment dans les larmes et dans le deuil. (S'avauçaot vers Jlonlc-Oistc.) Monsieur, je vous dois la vie de mon fils, et, pour ce bienfait, je vous bénis; maintenant, je vous rends grâce pour le plaisir que vous me faites en me procurant l'occasion de vous remercier comme je vous ai béni, c'est-ii-dire du fond de mon cœur. M0>TE-CRiST0, s'inclinant.
Madame, vous me récompensez trop généroustment d'une action bien simple; sauver un homme, épargner un tourment à un père, ménager la sensibilité d'une femme, ce n'est pas faire une bonne œuvre, c'est accomplir seulement un acte d'humanité
MEr.CÉDÈS.
11 est heureux pour mon fils, monsieur, de vous avoir pour ami, et je rends grâce à Dieu qui a failles choses ainsi.