‹ Le comte de Morcerf, drame encinq actes et dix tableaux, de MM. Alex. Dumas et Aug. Maquet. 5e partie de Monte-Cristo. [Représenté pour la première fois, à Paris, sur le théatre de l'Ambigu-Comique, le 1er avril 1851]Chapitre 10 sur 82 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les .MÈ.MES, MERCICDKS.

FER.NANU, à MerrcJès.

Oui. (se levant.) Que vous arrive-t-il donc?

vous êtes horriblement pale, souffrez- vous?

(Monte-Crislo reste immobile et la main sur

son ccpcr.)

MERCEDES

Non, monsieur, mais j'ai éprouvé une grande émotion, je l'avoue, en voyant pour la première fois celui sans l'intervention duquel nous serions en ce moment dans les larmes et dans le deuil. (S'avauçaot vers Jlonlc-Oistc.) Monsieur, je vous dois la vie de mon fils, et, pour ce bienfait, je vous bénis; maintenant, je vous rends grâce pour le plaisir que vous me faites en me procurant l'occasion de vous remercier comme je vous ai béni, c'est-ii-dire du fond de mon cœur. M0>TE-CRiST0, s'inclinant.

Madame, vous me récompensez trop généroustment d'une action bien simple; sauver un homme, épargner un tourment à un père, ménager la sensibilité d'une femme, ce n'est pas faire une bonne œuvre, c'est accomplir seulement un acte d'humanité

MEr.CÉDÈS.

11 est heureux pour mon fils, monsieur, de vous avoir pour ami, et je rends grâce à Dieu qui a failles choses ainsi.

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