‹ Le comte de Morcerf, drame encinq actes et dix tableaux, de MM. Alex. Dumas et Aug. Maquet. 5e partie de Monte-Cristo. [Représenté pour la première fois, à Paris, sur le théatre de l'Ambigu-Comique, le 1er avril 1851]Chapitre 28 sur 82 · I>A>GI.AUS · texte numérisé non relu

I>A>GI.AUS

Oui, ce qui me paraît encore le plus beau titre.

ALBEIir.

Bon ! de quel air vous me dites cela, baron.

Malheureusement, on n'est pas millionnaire à vie comme on est baron , pair de France ou académicien Témoins les millionnaires l'ranck et Poulman de Francfort , qui viennent de faire faillite.

D.INGLAHS.

Vraiment !

Ma foi, j'ai reçu la nouvelle, ce soir, par un courrier; j'avais quelque chose comrne un million chez eu.x, mais, averti 4 temps, j'en ai exigé le remboursement voici un mois à peu près.

DA>GLAUS.

r.h ! monsieur, ils ont tiré sur moi il y a huit jours, pour deux cent mille frai. es.

MOME-CRISTO

Eh ! bien, vous voilà prévenu, leur signature vaut cinq pour cent.

DANGLARS

Oui, mais je suis prévenu trop lard. Malheureusement j'ai fait honneur à leur signature.

MOME-CRISTO

Bon ! voilà deux cent mille francs bien aventurés.

DANGLARS

Clul ! ne parlez donc pas de cela.

Ai.uERT. montrant un plateau de glaces.

A madame de Valgenceuse , une glace.

Min» DE VALGENCEISE.

Volontiers.

ALBERT, à Mercedes qui revient.

Vous voilà, ma more. (Le valut présente des glaces à Minti-Oisto, qui refuse.) uosiE-cnisio.

Merci.

JIERCÉDÉS, dans le f'nd à Albert Tu vois.

ALBERT, s'avançanl.

Comment, comte, vous refusez?

Merci.

ALBERT

Voyons, il fait une chaleur étouffante.

Merci.

MBRCÉUtS.

Oh! c'est un parti pris (à n ad.imeiJe Va'^eiicfusc.) Voulez-vous donner votre bras à M. Danglars, chère amie, j'ai deux mots à dire à Albert (à Albert.) Eh ! bien, que vous disaisje?

ALBERT

Mais en quoi cela peut-il vous préoccuper que le comte refuse de manger une glace?

MERtÉnÈS.

V.ius le savez, Albert, les femmeset surtout les mères ont do singulières préoccui)alioiis. J'aurais vu avec plaisir lecomte prendruquelque chose chez moi, ne fut-ce qu'un grain do grenade. Peut-être, au reste, ne s'acconimodct-il pas des coutumes françaises. Peut-être at-il des pré''érencespour quelque chose.

ALBERT

Mon Dieu, non, je l'ai vu, en Italie, prendre de tout; sans doute qu'il est mal dispose ce soir.

MEBCÉDÉS.

Puis, ayant toujours habité les climats chauds, peut-être encore est-il moins sensible qu'un autre à la chaleur.

ALBERT

Je no crois pas que ce soit cette raison, il se plaignait tout-à-l'hcure d'étouffer.

MERCÉUtS.

Oh! décidément, il faut que je m'assure si c'est le ha.sard. Laissez-moi, Albert. (A Monte- Cristo.) 11 fait bien chaud ici, n'est-ce pas, comte?

Puis, vous le savez, madame, la nuit, les tleurs dégagent une certaine quantité de car ■ bone.

iJO

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