LE GARÇON
Une malheureuse hirondelle, qui aura eu l'imprudence de passer.
ALBERT
Diable, vous lirez bicu.
i^K coMir: 1))-: moiîcerf,
.1I0>TK-CHI3T0.
Que voulrz-vous vicomte, il faut ,,„c iVcpo mes momens de loisirs; mais, voyon. jo vous attends. ^ '
ALUnilI.
Inulilc. Laissez-moi vous dire cela ici; nous prendrons tout do suite des armes; et nuis je ne suis pas fàclio de Taire comme vou« «i vous consentez à faire la petite démarclie que je vous demande,jc vous attendrai ici et vous m'y retrouverez.
iUOME-ClllSTO.
Alors, causons, mais tranquillement. Avec qui voulez-vous vous battre?
ALBERT
Avec Beauchamp.
MONTE-CniSTO.
Comment! avec Beauchamp, un de vos amis?
ALDERT.
C'est toujours avec des amis qu'on se bat.
MOME-CRISTO
Mais au moins faut-il une raison.
ALBERT
J'en ai une.
MOME-CmSTO.
Que vous a-t-il fait?
ALLERT.
11 y a dans son journal d'hier soir... mais tenez, (il h,i donne le journnl) lisez vousmême. (MoHte-Cristo déplie le journal.)
ALBi RT.
Ici, voyez.
MoiVTE-cRisTo, lisant.
" On nous écrit do Janina : Un fait ju- " qu'aujourd'hui ignore, ou tout au moins » incdit, est parvenu à notre connaissance « Les châteaux qui défendaient la ville de Ja- >- nina ont été livrés aux Turcs par un officier » fran.-ais danslequel le visir Ali Tebelin avait » mistoutesa confiance, et qui s'appelait Fcr- » nand. On assure que ce même officier re- " venu en France, y occupe une position des » plus élevées.»
Eh! bien, que voyez-vous donc là-dedans qui vous choque?
ALBrRT.
Comment! ce que je vois.
M0i>TE-LRJST0.
Sans doute! que vous importe à vous que les châteaux de Janina aient été livrés par un olficior nommé Fernand ?
ALBERT
Voilà en quoi il m'importe, c'est que mon perc, le comte de Morcerf, s'appelle, de son nom de baptême, Fernand.
JIO.^TE-CRISTO.
El votre père fervait Ali Pacha?