ACTE IIL V= T\BLEAn, SCÈNE V
ALBERT
Monsieur, lorsque les gens peiivenl, d'un moraentà l'autre, disparaître, quaiul on ne sait ni d'où ils viennent ni où ils vont, il faut saisir l'occasion quand elle se prosente, et les prendre où on les trouve.
J!0Mi:-CIllST0.
Il faut croire que je ne suis pas si dil'ticile à trouver, monsieur, puisque ce matin vous étiez encore avec moi.
ALBERT
Si, ce matin encore, j'eMais avec vous, c'est que ce matin encore j'ignorais qui vous êtes.
MONTE-CKISTO.
Mais, d'où sortez-vous donc, monsieur? En vérité, vous ne paraissez pas jouir de tout votre bon sens.
ALBERT
Pourvu que je comprenne vos perlidirs et que je vous fasse comprendre que je veux m'en venger, je serai toujours assez raisonnable à mes yeux.
Je ne vous comprends pas, monsieur, et quand je vous comprendrais, vous parleriez encore trop haut. J'ai loué cette loge, cette loge est à moi, je suis donc chez moi, et moi seul ai le droit d'élever la voix ici au-dessus des autres; sortez, monsieur.
ALBERT
Oh ! je vous ferai bien sortir aussi vous.
Ah ! vous me cherchez querelle, vicomte, je vois cela; mais, un conseil, et retenez-le bien : c'est une coutume mauvaise que de faire du bruit en proNoquant: le liruit ne va pas à tout le monde, M. de .\lorcerf.
ALBERT
Oh!
(Il fait un geste pour j |pr son g .ni au visagi' de MonleCristo, rmiis Beaucharup lui nrréle le bras; le gant tombe aux pieds de Monte- Cristo.)
Monsieur, je tiens votre gant pour jeté, el, demain malin, je vous le renverrai roulé autour d'une balle.
AI.BKRT
C'est tout ce que je voulais. Beaucliamp, je vous charge du reste.
(Il sort comme \in f^n )
CHATEAUBRU.N.
Que lui avez-vous donc fait?
Moi! rien, personnellement du moins.
BLAl'CUAMP.
M. le comte!
MOSTE-cuiSTO, sortiint de sa loge.
Allons, il est dit que je n'entendrai pas le