LK COMTE, MERCEDES
.«O.NTE-CRISTO.
Qui ètes-vous et que me voulez-vous?
MERCÉDKs levant son voile.
Edmond, vous ne tuerez pas mon fils.
MoxTE-cRTSTO laiiJ^ant tomber son pistolet.
Oh ! quel nom avez-vous prononcé là, madame de Morcerf?
MERCEDES
Le vôtre, le vôtre, que peut-être seule au monde je n'ai point oublié. Edmond, ce n'est point madame de Morcerf qui vient a vous, c'est Mercedes.
M0>TE-CniSTO.
Mercedes est morte, madame, et je ne con • nais plus personne de ce nom.
MERCEDES
Mercedes vit, monsieur, et Mercedes se .souvient, car seule elle vous a reconnu lorsqu'elle vous a vu et même sans vous voir, au seul accent de votre voix. Depuis le moment oii elle vous a revu, elle vous suit pas à pas, elle vous surveille, elle vous redoute, elle n'a pas eu besoin de chercher la main d'où parlait le coup qui frappait le comte de Morcerf.
.HOME CiUSTO.
Fernaiid, vous voulez dire, madame. Puisque nous sommes en train de nous rappeler nos noms, eh bien ! rappelous-nous-les tous.
MERCÉDÈ3.
Vous voyez bien, Edmond, que je ne me .suis pas trompée et que j'ai raison de vous dire : Edmond, épargnez mon fils.
H0>TE-(.niST0.
Et qui vous a dit, madame, que j'en voulais à votre fils ?
AIERCÉDËS.
Personne, mon Dieu! Mais une mère a-t-elle besoin qu'on lui dise de ces choses-là? J'ai