‹ Le comte de Morcerf, drame encinq actes et dix tableaux, de MM. Alex. Dumas et Aug. Maquet. 5e partie de Monte-Cristo. [Représenté pour la première fois, à Paris, sur le théatre de l'Ambigu-Comique, le 1er avril 1851]Chapitre 53 sur 82 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

1,ES MKiHES, MOME-CRISTO.

1M0>TE-CBIST0.

Merci, Messieurs!

DEBRAY

Comte, voulez-vous me permettro d'aller ju.squ'à ces mes.sieurs leur demander quelle cause les retient loin de nous?

B!0>TK-CR1ST0.

J'allais VOUS on prier. (D braysorl) Laissezmoi, M. de Chateaubrun, vous renouveler tous mes romerciemens.

CHATEAl'BUUN.

Et de quoi, monsieur?

MONTE CniSTO.

Vous avez consenti à me servir de témoin sans me connailre, sans savoir si javais tort ou raison, si ma cau.-^e était juste ou injuste.

CHATEALBKrN.

Ecoutez, com'c, je vous ai regardé hier pendant toute cette scène de provocation ; j'ai ])ensé à votre assurance toute cette nuit et je me suis dit que la justice devait être pour vous, ou qu'il n'y avait plus aucun fond à faire sur le visage des hommes.

Qii'avcz-vous fait après m'avoir quitte'?

CHiTEACBPaX.

J'ai été chez Tortoni, où, comme je m'y attendais, j'ai trouvé Beaucbam ) et Frantz, que Morcerf a pris pour son second témoin; je vous avoue que je les cherchais.

IHOXTE-CRISÏO.

Pourquoi l'aire, puisiiuf; tout était convenu?

CI!A1EAUB11U.>'.

J'espérais l'aire changer les armes, substituer l'i'pce au pistolet: le pislolct est aveugle.

MONTE-CKISIO, vivcni ni.

Auriez-vous réussi, par lionheur?

CIIATEAUBKI X.

Non, il parait que votre force à l'cpée est

connue.

MC^TE-LlllSTO.

Bien Ainsi nous nous battons au pistolet

tllATEAlinRl'S.

Oui.

MOINTE CRISTO.

A combien de pas?

CHATEAUBRIÎN.

A vingt.

MOTE-CRISTO

Et nous tirons ensemble?

CHATFAIBIIUN.

Non, vous tirez le premier.

MOTE-CIU.-TO.

Je tire le premier?

ClIATEAUBRUN.

Oh! cela, je l'ai obtenu ou plutôt exige, nou'leur faisons assez de concessions pour qu'ils nous fassent celle-là.

BIOTE-CRISTO.

Vous ne m'avez jamais vu tirer le pistolcl, M. de Chateaubrun?

CUATEAUBBUîl.

Non, jamais.

MoME-CBisTO preiiiuit un pistolet da; s ui;c builc- Voyez-vûus ce petit arbre?

CliATEALBlUN.

Lequel?

MO^TE-CRISTO

Près do ce chèno, il est à vingt pas à peu près, n'isl-ce pas?

CHATEAIBKIN.

('•ui.

MOJllE-CRISÏO.

Regardez, (il tire et le biise.)

CHATEAUBlUTJi.

0 mon Dieu !

MOTE-CRISTO

M. de Chateaubrun, n'oubliez jamais ce que vous venez de voir.

CUATEAIBIÎIN

C' si effrayant! Au nom du Ciel, comte, ne lucz pas Albert; le malheureux a uns mère.

MOKTC-CSIaTO.

C'est juste, et moi je n'en n'ai pas.

CUATEALBnt!>.

Oh! comlr, soyez généreux. Sûr de vole I coup comme vous l'êtes, je puis vous dire, i

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