SCÈNE II
Les Mêmes, BERTICCIO.
BERTICCIO.
Excellence !
HOME-CRISTO
Hein"?
BERTICCIO.
Je sais que son excellence avait défendu sa porte, mais...
moKte-cristo.
Mais?...
BERTICCIO.
Mais c'est M. le comte de Morcerf.
MOTE-CRIST0
Le comte ou le vicomte.
BERTUCCIO
Le comte, et comme il a dit que c'était pour une affaire d'honneur, j'ai cru, moi qui connais son excellence, que, devanl ce mot-là, toutes les portes devaient s'ouvrir.
niOMTE-CRISTO.
Vous avez raison, Berluccio ; où est le comte'?
BERTICCIO.
A la porle, dans son coupé.
mONTF.-CRISTO.
Faites-le venir. (Bertuccio sort.)
UAYUÉE.
Mon Dieu, n'est-ce point fini encore.'?
Je ne sais si c'est fini, mon enfant bien aimée, mais ce que je sais, c'est que tu n'as rien à craindre.
UAYDI'CE.
Prends garde^ monseigneur, prends garde; tu sais que c'est un misérable à qui tous les moyens sont bons.
MOTE-CBISTO.
Cet homme ne peut rien sur moi, Haydée, c'est quand j'avais affaire à son lils que lu devais craindre.
HAYDÈR.
Au.ssi, ce que j'ai souffert, moi qui avais tout entendu, oh 1 lu ne le sauras jamais, monseigneur.
MONTE-CRISTO, étendant la main.
Par la tombe de mon père, je le jure que, s'il arrive malheur, ce ne sera pointa moi. haydé:e.
Je le crois, monseigneur, comme si Dieu me parlait.
MOXTE-CRISTO.
Cet homme ne doit pas te voir, Haydée, laisse-nous.
haydée, lui présentant le front.
Tu as dit que je n'avais rien à craindre pour l'âme de mon corps '?
MO.NTE-CRISTO.
Non.
haydée.
Je le laisse, monseigneur.