‹ Le comte de Morcerf, drame encinq actes et dix tableaux, de MM. Alex. Dumas et Aug. Maquet. 5e partie de Monte-Cristo. [Représenté pour la première fois, à Paris, sur le théatre de l'Ambigu-Comique, le 1er avril 1851]Chapitre 73 sur 82 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, BERTICCIO.

BERTICCIO.

Excellence !

HOME-CRISTO

Hein"?

BERTICCIO.

Je sais que son excellence avait défendu sa porte, mais...

moKte-cristo.

Mais?...

BERTICCIO.

Mais c'est M. le comte de Morcerf.

MOTE-CRIST0

Le comte ou le vicomte.

BERTUCCIO

Le comte, et comme il a dit que c'était pour une affaire d'honneur, j'ai cru, moi qui connais son excellence, que, devanl ce mot-là, toutes les portes devaient s'ouvrir.

niOMTE-CRISTO.

Vous avez raison, Berluccio ; où est le comte'?

BERTICCIO.

A la porle, dans son coupé.

mONTF.-CRISTO.

Faites-le venir. (Bertuccio sort.)

UAYUÉE.

Mon Dieu, n'est-ce point fini encore.'?

Je ne sais si c'est fini, mon enfant bien aimée, mais ce que je sais, c'est que tu n'as rien à craindre.

UAYDI'CE.

Prends garde^ monseigneur, prends garde; tu sais que c'est un misérable à qui tous les moyens sont bons.

MOTE-CBISTO.

Cet homme ne peut rien sur moi, Haydée, c'est quand j'avais affaire à son lils que lu devais craindre.

HAYDÈR.

Au.ssi, ce que j'ai souffert, moi qui avais tout entendu, oh 1 lu ne le sauras jamais, monseigneur.

MONTE-CRISTO, étendant la main.

Par la tombe de mon père, je le jure que, s'il arrive malheur, ce ne sera pointa moi. haydé:e.

Je le crois, monseigneur, comme si Dieu me parlait.

MOXTE-CRISTO.

Cet homme ne doit pas te voir, Haydée, laisse-nous.

haydée, lui présentant le front.

Tu as dit que je n'avais rien à craindre pour l'âme de mon corps '?

MO.NTE-CRISTO.

Non.

haydée.

Je le laisse, monseigneur.

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