‹ Le comte de NetyChapitre 37 sur 42 · COMTE · texte numérisé non relu

COMTE

d'heure d'une course pénible sur le versant d'un des pics du Taurus.

— Arrêtons-nous ici, Joanne.

— S'il nous faut escalader ce pic pour redescendre à Tauromène , ce sera rude, mon seigneur.

— 11 y a des victoires qui coûtent cher, mon brave, et nous serions trop heureux d'acheter la cité à ce prix. Ecoute, prête l'oreille, il m'a semVjlé ouïr des voix humaines... Tenons-nous sur nos gardes...

Elle m'a parlé d'un seul esclave.

— 11 me semble entendre un bruit de pas : — assurément quelqu'un vient.

— La nuit est si noire que l'esclave pourr'.

DE KETY. â93

rair. bien s'en retourner et dire qu'il ne nous a pas vus. Je n'entends plus rien.

— Penchez votre oreille sur le sol , mon

seif^neur ; un seul iionime s'avance et marche avec la précaution d'un traître.

— Ne prononce pas ce mot, Joanne; il ne convient ni à cet esclave, ni à celle qui l'envoie.

Arck ne tarda guère à arriver près d'eux; il était agité, ses vêtements paraissaient en désordre, et une odeur de sang s'exhalait de tout son être. Ces circonstances n'échappèrent point à Nety, qui regarda le Nubien avec une défiance extrême.

— Quel est le guerrier qui vous envoie? dit TafFranchi en portant la main à son

Page 1