INTRODUCTION XLVII
‘“ Ces calculs seront trompés.
‘ [nstruite par l'expérience, la France ne se méprendra ni sur la cause, ni sur les auteurs des maux dont elle souffre Elle reconnaîtra que la monarchie, traditionelle, par son principe, moderne, par ses institutions peut seule y porter remède.
‘ Seule, cette monarchie nationa'e dont je suis le représentant peut réduire à l'impuissance les hommes de désordre qui menacent le repos du pays, assurer la liberté po'itique et religieuse, relever l'autorité, refaire la fortune publique.
‘“ Seule, elle peut donner à notre société démocratique un gouvernement fort, ouvert à tous, supérieur aux partis, et dont la stabitité sera pour l'Europe le gage d’une paix durable.
‘ Mon devoir est de travailler sans relâche à cette œuvre de salut. Avec
XLVIIT INTRODUCTION
l’aide de Dieu et le concours de tous ceux qui partagent ma foi dans l’avenir, je l’accomplirai.
‘ La République a peur : en me frappant elle me désigne. J’ai confiance dans la France. A l'heure décisive je serai prêt.
‘ PHiLiPPE COMTE DE PARIS.
‘“ Eu, le 24 juin 1886.”
Cette éloquente protestation produisit tout d’abord une impression profonde dans cette France dont le caractère libre et fier ne saurait approuver l’ostracisme. Mais il en e e la parole humaine comme
, semences : tous les grains jetés en terre ne lèvent pas.
Dans une saisissante parabole, Jésus-Christ nous à appris que la Paroie de Dieu même ne germe pas
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