LIV INTRODUCTION
C’est done en France qu'il à fait ses premières études et reçu sa première éducation. Quoiqu'il ait remporté un premier prix de latin au collègé Stanislas, il parait que l’histoire et les sciences ont été ses études favorites.
Au reste, pour apprendre l’histoire de son pays il n'avait guère besoin d'ouvrir les livres. Dans les musées de Versailles, dans les salles et les galeries du château d'Eu, dans la demeure historique de Chantilly, toute peuplée de statues et de tableaux, il la trouvait admirablement résumée en traits vivants par les plus grands artistes de France. Et quand les peintures murales, les tapi-series et les tableaux avaient besoin de commentaires il écoutait les entretiens de son père et de son grand oncle, le duc d’Aumale.
De son côté, Maduine la comtesse
INTIODUCTION LV
de Paris surveillait l'éducation du jeune prince et de ses sœurs, depuis la prière du matin qui se faisait en commun, Jusqu'à lheure où chacun se retirait le soir.
En même temps que l’on s’efforçait d'orner son esprit et de former son cœur, on ne néglige:t aucun des exercices physiques propres à développer et fortifier son corps.
Les courses à cheval, l’escrime, la natation, la gymnastique et la chasse étaient ses amusements favoris. A quinze ans, le jeune duc, qui recevait des leçons de tir du capitaine Morhain, était déjà un habile chasseur.
Il poursuivait les chevreuils et les sang.iers dans la grande forêt d’Eu, en attendant les fortes émotions que devaient lui donner les tigres dans les Jungles du Népaul, aux Indes.
On sait comment les nouvelles lois d’exil vinrent mettre fin à la vie heu-