LVI INTRODUCTION
reuse du château d’Eu,et ramenèrent le prince au lieu natal,
Le temps de se former à la vie militaire était venu, et le duc d'Orléans entra au Aoyal Militury College de Sandhurst. Il revêtit l'uniforme anglais et se soumit à tous les exercices militaires et aux athletic sports des fils d'Albion. Après de brillants examens 1l sortit de l’école avec le grade de lieutenant.
Agé alors de dix neuf ans il partit pour les Indes, accompagné du colonel de Parseval. Quoiqu'il ne fût pas sujet anglais, Sa Majesté Britannique l’autorisa gracieusement à faire le service de lieutenant dans le bataillon des Xing's Royal Riflles qui tenait garnison à Chakrata, sur les hauteurs de l'Himalaya. 11 fut plus tard at-
taché à l'état-major de Sir Frederic Roberts, commandant en chef de l'ar-
mée des Indes, et il sut mériter les éloges de ses supérisurs.
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INTRODUCTION LVIT
Enfin après onze mois de service militaire, deux mois consacrés à visiter les villes les plus intéressantes, et six semaines employées à chasser le tigre, il revint en Angleterre pour célébrer les noces d'argent du comte et de la comtesse de Paris.
Muis il ne se reposa pas bien longtemps. Au mois d'octobre suivant (1859) il se rendit avec le colonel de Parseval à Ouchy, près de Lansanne, en Suisse, pour y continuer ses.études de tactique et d’art militaire.
C’est là qu'il se trouvait avec son ami d'enfance et camarade de collège, le duc de Luynes, lorsqu'il atteignit sa majorité, le G février 1890. C'est là qu'il conçut, et confia à son ami, le projet de rentrer en France pour faire ses trois ans de service militaire avec les conscrits de sa classe.
Sans en dire un mot au colonel de Parseval, dont il ne veut pas compro-
LVIII IXTRODUCTION
mettre la responsabilité, 1l part le soir mème du 6 f'vrier pour Paris, et le 7 au matin 1l descend aves son ami à l'hôtel de Luynes, 51, rue de Varennes.
Puis il se rend au bureau de recrutement, et déclare à l'officier de service qu'il est venu pour remplir son devoir de Français, à l’âge fixé par la loi. On peut juger de l’étonnement et de l'embarras de l'officier en apprenant son nom. Ne sachant que faire il le renvoie à la mairie; mais, à la mairie, même surprise et même embarras des employés, qui le renvoient au ministère, Au ministère, l'officier supirieur est vivement touché, et il le réfère au ministre de la guerre.
Alors e duc d'Orléans revient à son hôtel, et il écrit immédiatement
au ministre la lettre suivante :