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au devant des augustes visiteurs qu'accompagnaient Monseigneur le grand-vicaire Marois, M. l'abbé Paradis, chapelain du monastère, le maire de Québec et madame Frémont, le juge Casault, le juge Routhier et madame, Routhier, le. juge Chauveau, M.
Jules Tessier, M. Théo. Hamel, et un petit nombre d’autres personnes de la ville,
Un instant après, Mgr le comte de Paris,, Mgr le duc d'Orléans et les personnages de.
leur suite prenaient place sur une spacieuse estrade, pendant que ‘es élèves, vêtues de blanc et au nombre de près de quatre cents, inclinaient avec ensemble leurs têtes juvéniles et gracieuses, et que les pianos, les harpes et les orgues de salon faisaient entendre une brillante marche militaire.
Un certain nombre de religieuses se tenaient avec les visiteurs au pied de l’estrade, La salle, artistement décorée, cffrait un coup d'œil charmant.
Les plus petites élèves du pensionnat s'avancèrent alors vers les visiteurs. Calmes et dignes, ces grandes dames de cinq ans, aidées de quelques aînées, firent une ample distribution de bouquets.
Un signal est donné par une main invisible. Les harpes, soutenues par l'orgue, font entendre le prélude d’un chenr d’'Euryanthe, de Weber. La rentrée des pianos s'effectue avec fermeté, et le chœur éclate, gracieux, brillant, rhythmé, mélodieux ; — car, au temps de Weber, la mélodie jouait le grand rôle, même dans les chœurs. Les fraîches voix des jeunes filles rendent cette compos‘ion avec un art qui étonne et ravit les auditeurs. Le dernier mouvement de ce chœur d'£uryanthe :
Fleurs radienses, Fleurs gracieuses, Donnez, joyeuses, Donnez vos parfums si doux ....
est dit d’une manière exquise. Les dernières notes du morceau sont couvertes d’applaudissements dont le comte lui-même donne le signal.
Ecoutons mademoiselle Henriette Casault, une élève distinguée du monastère, qui va parler au nom de la communauté et du pensionnat, et tâchons de transcrire ses paroles le moins inexactement possible,