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petite couronne emblématique de celle que Son Altesse devra ceindre, un jour, dans Ton beau pays de France.
“ Nous prions le Grand Esprit qu’il écarte de Toi les méchants manitous ; qu’il Te protège, Ta noble femme, ainsi que le vaillant et généreux guerrier, Ton fils.
‘“ Pour les Chefs Hurons “ Je dis.
‘“ PAUL TSASENHOHI, “ guerrier,
“ Maurice-Sébastien Agniolen (L’ours) * Grand Chef des Hurons.
“ Philippe Vincent, Theon8athasta, “ (Il se tient debout), chef. “ François Sassenio (L'homme droit), chef.
“ Gaspard Ondiaralethe, chef.
Antoine-Sébastien 8a8endarolen. (Celui qui parle), agent des sauvages hurons.”
“ Mgr le comte, disait le Canadien du lendemain, a été vivement touché de cette marque inattendue de sympathie de la part
des descendants de la tribu huronne, et,
dans sa réponse délicate et vivement donnée, il s’est dit fier de voir les descendants de cette tribu courageuse qui, alliée de ses pères, a su conserver intact l'amour de lancienne patrie. Il les a remerciés de leur noble sentiment à son égard et leur a promis que, si jamais un hasard aussi fortuné que celui dont il jouit ces jours-ei lui revenait encore, il irait visiter leur bourgade et fumer avec eux le calumet de la paix.”
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| : Le nom d’Ononthio remonte à Charles x (| Huault de Montmagny, le brave et sage sucme Lei 1 cesseur du fondateur de Québec dans le gouà No vernement de la Nouvelle-France. Lorsqu'il f | A arriva dans la colonie, les Sauvages s’em- 4 | ci pressèrent de demander son nom. Un inter- L. {f À prète leur dit qu’il se nommait Grande-Mon- : (a tagne (Mont-Magyne), en dialecte indien : A | “14 Ononthio. À partir de ce moment, le nom Hi d'Ononthio fut donné par les différentes é EL tribus du Canada non seulement à M. de : oi Montmagny, mais encore à tous ses succ:s- * | seurs les gouverneurs de la Nouvelle-France. | 1 Ils appelaient le gouverneur ‘“ Ononthio,” et
! le roi de France “ le grand Ononthio.”
Il y a quelques années, un jeune homme de la branche ontaricnne de la tribune huronne est venu faire visite aux Hurons de Lorette. C'était un joli garçon, très brun, avec des yeux noirs à reflets et une chevelure aîle de corbeau. De son état, il était..... avocat !
La “ couronne ” envoyée par une jeune huronne à Son Altesse Royale madame la comtesse de Paris, est formée de petites pièces cylindriques trouées dans le sens de leur longueur, et découpées, il y a plusieurs siècles, dans des coquillages venus des côtes de la Floride ou du golfe du Mexique. Les Sauvages de la Nouvelle - France appelaient ésurgni ces fragments polis et uniformes de coquillages, que les Indiens des Etats-Unis appellent wampum. Les colliers d’ésurgni jouaient un grand rôle dans la vie des Sauvages d'autrefois : ils étaient des gages de paix et d'amitié, et on en plaçait même à côté de la dépouille des guerriers, afin que ceux-ci pussent faire largesse dans le pays de esprits.
M. Chauveau a dit, dans son poème de Donnacona :