‹ Le comte de SaintGermain pièce en trois actes mêlée de chantsChapitre 50 sur 57 · LE MARQUIS. OÙ · texte numérisé non relu

LE MARQUIS. OÙ

SYLVEIRA. Ici.

LE MARQUIS. Quand ?...

a SYLVEIRA. Dans une heure... mais si vous tenez à ce qu'on vous paye , vous devez aussi avoir à cœur de vous acquitter vous-même... et vous devez me rendro...

TOUS. Quoi donc ? x.

SYLVEIRA. Votre femme ?... ou plutôt ma femme !..

TOUS. La marquise !...

LE ROI. à part. Safemmc !.. tiens... cela devient amusant...

SYLVEIRA , se promenant. Ah! TOUS doutez que je sois le comte de St.-Germain...

K h ! bien , demandez à te brave M. Langeac qui se meurt de peur.

LANGEAC. C'est vrai.

SYLVEIRA. Demandez à monsieur le prince de Conti qui m’a tué... autrefois...

à madame la marquise qui s’est trouvée mal en me revoyant... elle vous dira que je suis son premier mari, que vous avez épousé ma veuve, et que j’ai droit de la réclamer avec son immense fortune.

LE MARQUIS. C’est Sylveira... je le soutiens encore...

LANGEAC C’est le comte de S-Germain.

le roi. Signée, messieurs.... je vais vous mettre tous d’accord... si c’est Sylveira, e’est un intrigant... et je le livreà la justice.... si c’est le comte de S&int-Gcrutaiu, il doit être sorcier...

sylveira. Je nu dis pas le contraire...

LEROI. 11 faut me le prouver.

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SALVEIRA. J’allais le proposer à votre majesté.

LE KOI. Eh! bien, voyons... le comte de Saint-Germain doit savoir faire de l’or...

SYLVEIRA. Oh !... c’est la chose la plus simple !...

LE ROI. Vraiment?

SYLVEIRA. C’est trop peu me demander..

LE ROI. A merveille... cela se trouve d’autant mieux, que notre contrôleur des finances a de la peiuc à parer aux dépenses du royaume... ,

SYLVEIRA. C’est un maladroit....

LE ROI. Ainsi, vous vous engagezà faire mieux que lui...

SYLVEIRA. Faire mieux qu’un ministre ?. . Oh! ce n'est pas difficile..

LE ROI. Fortbien... Alors, écoutei-moi, mais songez que vous y jouez votre tête...

ou au moins votre liberté.

SYLVEIRA. J’accepte l’enjeu ..

LE ROI. V ous promettez de faire de l’or ?..

SYLVEIRA. Autant que v ous en voudrez. . .

LE ROI. Eh bien , soit... je vous prends au mot.

SYLVEIRA. Je suis prêt...

LE ROI. Attcndcz-unus ici...

SYLVEIRA. C’est trop d'honneur pourmoi.

LE ROI. Et n’espérez pas vous échapper... je vous préviens que vous allczêtra gardé à vue...

SYLVEIRA. C’est trop juste...

LE MARQUIS. Dans une heure mon argent.

SILVEIRA Dans une heure ma femme...

LEROI. Venez, messieurs, nous allons nous mettre à table...

SYLVEIRA. Ah!., pardon , sire! une seule grâce...

TOUS. Il a peur.

SYLVEIRA , « pari. Ils vont souper... et moi qui suis à jeun... (//«ut.) votre majesté va te mettre à table ... mais, moi..., que ferais-je ?.. car pour être sorcier on n’en est pas moins homme....

LE ROI 11 a raison.... Langeac, donnez des ordres... suivez-moi, messieurs... (An sortant.) ma foi, si ce n'est pasun sorcier, c'est au moins un rusé coquin...

Ils sortent tous.

' SCi’.NE XI.

SYLVEIRA, uut.

Je suis sûr au moins, qu’on va m'apporter à souper... car, je suis bfcn décidé à mourir, mais je ne veux pas mourir de faim... Comme ils sont tous intrigués....

dans une heure, ils le seront bien plus, quand un coup de pistolet aura payé toutes mes dettes, tenu toutes mes promesses mai» moi-même avant de mourir,

je voudrais bien savoir ce que me vêtit tout ce monde, à moi, pauvre eufaut du Bré-

THftàTRAl.

sil, et pourquoi l’on s’obstine à m’appeler le comte de Saint-Germain.... on vient...

c’est sans doute mon souper, mon dernier souper.... non !... c’est M. le prince de Conti , que me veut-il encore ?...

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