SCENE XII
SYLVEIRA , CONTI, des papiersd la main.
COATI , d part. Dieu merci, il est toujours là...
SYLVEIRA Monsieur leprince, j’ai l’honneur de vous présenter mes respectueux hommages.
COATI. Je vous en supplie... ne m’ approchez pas, monsieur le comte de Saint- Germain.
SYLVEIRA. Allons, il y tient.
COATI. Je vous jure que ce n’est pas de
ma faute si j’ai tant tardé mais, faites-
moi le plaisir de prendre ces papiers qui vous appartiennent..
SYLVEIRA. Ah! ces papiers m’appartiennent...
COATI. Certainement... ne vous souvenez-vous pas que vous me les avez confiés le jour où j’eus le malheur...
SYLVEIRA. Oh! oui, oui... je me rappelle parfaitement... (J part.) Tout prince qu’il est, il est timbré, c’est sûr...
COATI. Prenez donc, je vous en supplie, cela me brûle les doigts..
SYLVEIRA. Allons, puisque vous l’exigez... {A part.) Le diable m’emporte si j’y comprends un mot...
COATI. Maintenant que nous voilà quittes, soyez assez bon pour me laisser en paix... ne venez plus la nuit m’apparaître en songe, metircr par les pieds... me donner des cauchemars. ..
SYLVEIR A. Vous pouvez être tranquille.
COATI. J’espère , monsieur le comte de Saint-Germain , avoir la satisfaction de ne jamais vous revoir...
SYLVEIRA. Vous êtes trop bon. monsieur le prince., voici ma main, eu gage de ma promesse.
COXT r. Non, non... n’ôtez pas votre gant... je suisvotre très-humble serviteur., je ne vousdois plus rien.. (A pari.) Comme il me regarde... je vais faire mettre un bénitier dans ma chambre à coucher...
Il sort à reculons et ferme brusquement la porte.