‹ Le Comte de Valmont, ou, Les égarements de la raison (volume 2)Chapitre 9 sur 54 · Tome IF · texte numérisé non relu

Tome IF

tu ny étais pas : adieu, trtue Crillon, je t'aime à tort et à travers.

Un des faits les plus mémorables de ce héros , est h. de'fense du pont de Tours. Resté presque seul à la tête du pont, environné des corps sanglants de ses soldais, il anête tous les effoiLs des ennemis, et sauve la couronne à Henri III, assiégé par le duc de Mayenne , tandis qu'un autre Berton de Grillon , son neveu, venait de lui sauver la vie. Le monarque s'était tiouvé engagé dans la mêlée , et allait périr d'un coup de pertuisane qu'on lui portait dans la poitrine; mais le jeune Berton se précipite, le pare de sou corps, et tombe aux pieds de Henri *. Dans cette même journée , le brave Grillon fut couvert de blessures qui firent craindre pour sa vie. Il se montra dans toutes les rencontres également prodigue de son sang pour ses maîtres et poux sa patrie. Épuisé de forces , mais toujours rempli de fermeté et de courage, animé de la foi la plus vive, supportant ses douleurs avec la soumission la plus parfaite, il mourut en Iiéios comme il avait vécu. La veille de sa mort , voyant le fils d'une de ses sœurs tout en pleurs auprès de son lit : Mon nev^ii , lui dit-il, ne pleure pas ma moi't : ma vie est inutile à VétaU Un attacLement inviolable pour son roi, et les qualités de son cœur le firent regarder comme un des plus honnêtes hommes (ie son siècle.

Henri III avait créé pour lui la charge de lieutenant-colonel général de l'infanterie française, charge qui fut supprimée après sa mort.

.* Après de pareils traits on ne peut que se rappeler avec \e plus vif intérêt celui que nous allons citer. « Monsieur, passant par Avignon, logea chez M. de Grillon. Il refusa la garde bourgeoise qui lui fut offerte pour faire le service auprès de sa persorvne, en disant qu'un ûh de France, logeant chez un Crdlon, n'avait pas besoin de qarJes. Paroles remarquables, aussi dignes d'un petit-fils d Henri IV, qu'honorables pour les descendants du brave Grillon. »

[Courrier de VEurope, du marrli 5 noût T777, article France.)

(5) Qui ne se âistinquaient que par de hauts faits. Ce que la fable vantait dans ses héros ; ce que , dans les beaux jours de la (Jrèce et de Rome, ces fières républiques admiraieut dans les leurs on l'a vu renouvelé parmi nous dans les Duguesclin, les Bayard et les Grillon : et si l'histoire qui raconte leurs exploits n'était pas aussi bien appuyée qii'elle l'est en effet, on prendrait volontiers ces re'cits pour des fictions. Le nom seul de ccs^. i;ucrriers valait des armées, gagnait des batailles, prenait ou défendait les villes et les provinces. Il n'y avait point d'entreprise si difficile qu'ils ne pussent se flatter de faire re'ussir dès qu'on voulait bien suivre leur avis ; point de place si imprenable qu'ils ne contraignissent h. se rendre; point de poste si faible oa Toa pûl les forcer.

Villars est dehors , répondit Grillon assiégé dans Taillebœuf , où tout autre que lui n'eût pu tenir : Villars est dehors et Grillon est dedans.

Duguesclin donna un roi à la Gastille, et rendit, à proprement parler , la France à ses maîtres.

En i52i , une puissante armée de l'empereur Charles-Quint naît le sie'ge devant Mézières. Le chevalier Bayard résolut de la défendre, quoique cette place fût dénuée de tout et n'eût qu'une faible garnison. Quelques personnes lui conseillant de se rendre k cause du peu d'apparence qu'il y avait de sauver la ville: «Avant que d'en sortir, dit-il, il nous faudia former un poD4 « des cadavres de nos ennemis. »

François I, prisonnier de Charles-Quint après la bataille de Pavie, et conduit en Espagne, s'écriait: Si le chevalier Bayard eût été vivant et près de moi , mes affaires auraient pris un nieihlew train..,. Sa présence m\iurait valu cent capitaines ^ tant il avait jagne de créance parmi les miens, et de crainte parmi mes ennemis! Ah! chevalier Bayard, que vous me faites qran/je faute! ah! je ne si'rats pas ici!

Qu'on lise les détails de l'histoire de ces grands hommes ; et l'on jugera si notre bon roi Louis XII avait si grand tort de dire que ks Grecs avaient eu un merve'Ueua: talent pour er.ibeUir

leurs exploits • que les Romains avaient fait de mandes closes et les avaient dign'ement écrites : ^ue les Français en avaient fak d''aussi grandes que l'un et l av.lre peuples, mais qu'ils avaieiit toujours manqué d^écrivainc.

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(6) Qui portaient jusque dans leurs jeu-x l inlaae des €xnn~ hats. Le ])on chevalier qui parle ainsi aimait les tournois. De grands malheurs ont porté à les supprimer, et on a bien fait. Mais du moins ils n'altéraient point l'esprit militaii-e et national; sous ce rapport ils valaient bien peut-être îout ce qui fait aujourd'liui Tapprentissaje de nos jeunes guenicrs. C'est dans ces sortes de jeux que se formaient nos héros. C'est là que Bertrand Duguesclin, à la fleur de l'âge, signala sa valeur et son amour pour la gloire. Son père n'ayant pas voulu consentir à le mener avec lui à un tournoi , auquel avaient été iûvitcs tout ce qu'il y avait en France et en Angleterre de braves chevaliers, il s'échappe secrètement, volé à Rennes, et y est témoin des premiers assauts. Le son des trompeltes qui animait les Combattants, le hennissement des clievaux , le bruit des armes, les acclamations qu'on donnait aux vainqueurs , le mettent hors de lui-même. Après avoir été long-temps spectateur, il aperçoit un chevalier de ses parents qui , fatigué do plusieurs courses , se retirait. Il court à son hôtellerie, se jette h ses genoux, et le conjure, par la gloire qu'il vient d'acquérir, de lui prêter ses armes et son cLeval. Le chevalier qui vit son émotion, charmé (!e trouver tant d'ai'deur et de courage dans un jeune homme tel que lui , consentit à sa demande, l'îirma lui-môme , et lui fit donner un cheval frais. Duguesclin , baissant la visière de sou casque pour ne pas être reconnu, se fait ouvrir la barrière. Le premier chevalier qui se présente est renversé de dessus son cheval, se relève , et est terrassé une seconde fois. Les victoires de Bertrand se multiplient. Son père lui-même s'avance pour le combattre. Bertrand, qui le reconnaît h ses armes, accepte le défi; mais les trompettes ayant sonné la charge, il baisse la lance et lui fait un profond salut. Il recommence à courir et à ya^;;cre; rinlérct et la curiosité red' ub'ent. Les Jauies voulant

être instruites, li quelque prix que ce soit, du nom de l'inconnu, prient un chevalier normand , célèbre par sa force et son adresse, et qui dans ce même tournoi en avait diéjà assez fait pour sa gloire, de se rcinettre au nombre des combattants pour lui arracher son secret. Ils parlent tous deux comme un éclair; le chevalier exécute son dessein, et enlève le casque de Dugueaclîn. Celui-ci j outré de se voir découvert, saisit son adversaire, l'enl've de dessus son cheval , et le met au nombre des vaincus. Si l'étonnement des spectateurs fut grand à la vue de ces exploits, quel fut celui de Renaud? Il accourt vers son fils, et ! embrasse transporté de joie, Daguesclin, charmé de se voir applaudi par son père, eu goûta niieux sa victoire ; il reçut le prix destiné aux vainqueurs; et, suivi de toute la noblesse qui l'acoompaguait , il alla l'offrir à l'instant au chevalier qui lui avait prêté sou cheval et ses armes. On admira dans cette dernière action jusqu'à quel point il savait allier à l'adresse et au courage uDcœur généreux et reconnaissant.

(Voyez Vie des Hommes illustres.'^

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(7) Q"i > p^"s soldats cjue couvlisans, se glorifiaient d'être libres et francs. On trouve mille traits de cette inoble francliisc dans tous nos anciens guerriers. Joinville expose naïvement à saint Louis ses besoins , et l'impossibilité où il est de l'accompagner dans son expédition de lu Terre - Sainte , à moins que sa majesté ne veuille bien fournir à l'entretien de ses chevaliers; ei, dans la dernière croisade, il résiste à toutes les solUcitatiou'^ du monarque : car je voyais clairement, dit-il, que, si je ma mettais au pélerinaqe de la croia:, ce serait la totale destj'uction de mes pauvres sujets.

Le généreux Grillon , frémissant He voir Henri III devenu le jouet des passions les plus honteuses, perce la foule des coiuti- «ans qui l'environnent, et avec cette liberté que la vertu inspire, îl lui représente le déshonneur qu'il se fait par le scandale de ses mœiu-s, Henri se sent ému ; il promet de changer ; mais le faible Heiiri se replonge bientôt au sein de l'infamie.

Dans une autre circonstance, ce mêm,e prince veut cngafjer

Crillon à le défaire du duc de Guise par une voie indigne 'de lui. Sire, lui repond Crillon désespéré de C'Ue proposition, permettez-moi d'aller loin de la cour rouqir d^avoir enteridu mon roi, mon roi pour qui je donnerais mille fois ma vie, me prescrire une action oui m'ôterait son estime.

On retrouve le même caractère dans l'aveu qu'il fit à Henri d'avoir dérobé Fervnques à sa colère. Fervaques était un homme de qualité , bon officier, et d'une valeur reconnue. On l'avait accusé , sans assez de fondement , d'une trahison dont il n'y avait pas lieu de le croire coupable ; et Crillon l'avait averti de ce qu'il avait à craindi-e des premiers transports du monarque , presque toujours extrême dans ses résolutions : Le roi, instruit de sa fuite, jura de s'en venger sur celui qui la lui avait su<»gérée. Le connaitriez-vous ? dit-il à Crillon. — Oui, sire. — Eh bien , nommez-le moi , reprit le roi , encore plus irrité : Je ue serai jamais délateur que de moi-même, répliqua Crillon ; et, puisque la juste crainte qu'un iniiocent ne souffre du ressentiment de votre majesté ôie prescrit de lui livrer le coupable , je suis, sire, celui que vous devez punir, celui qui se serait cru l'assassin de Fervaques, si je lui eusse gardé un secret qui lui eût coûté la vie. Que voire majesté dispose de la mienne ; elle m'est moins précieuse que l'honneur d'avoir sauvé celle d'un sujet qui peut-être se justifiera un jour, et dont le sang pourra être utilement répandu pour le service de son prince.' Le roi, étonné de ^a^tiu et du discours ferme de Crillon, resta un moment sans parler, les yeux fixés sur lui ; puis rompant le silence , il dit : Comme il n'est cjuun Crillon dans le monde ^ ma clémence en sa faveur ne fait pas un exemple. ( Voyez la Vie du hrave Crillon , par mademoiselle de Lussan. )

Rosny, aussi grand capitaine que grand homme d'état, et conservant partout la même droiture et la même franchise, déchira la promesse de mariage qu'Henri IV avait faite à mademoiselle d'Entra^ues .Êtes-vous fou? lui dit le roi. Il est vrai, aire , repartit Sully, je suis un fou; et plût à Dieu que je le fusse tout seul en France !

« Vous croyez, disait ce prince à la reine après un démêlé qu'il venait d'avoir ai'ec elle, que Rosny me flatte aux petites

broxillleries que nous avons ensemble. Vous en penseriez tout autrement si vous saviez les grandes libertés qu'il prend à mé dire mes véiités ; de quoi encore que je me mette en colère, ne lui cn^veux-je pas de mal pour cela : car tout au contraire je croirais qu'il ne m'aime plus s'il ne me remontrait ce qu'il estime être pour la gloire et l'honneur de ma personne, l'amélioration de mon royaume, et le soulagement de mes peuples, Cai" voyez-vous, ma mie, il n'y a point d'esprits si droiturlers qui ne trébuchassent tout-à-fait, s'ils n'étaient relevés lorsqu'ils chop» pent, par les admonitions de leurs loyaux serviteurs ou bien intimes et prudents amis. » ( Méin, de StxLY. )

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(8) Et ne cherchaient leur récompense que dans leur zèle et leur jidéUté. Henri IV, pour faire cesser les troubles qui affilaient ses états , acheta par des dignités et des honneurs la soumission et la fidélité de la pupart des grands. Grillon, qui avait toujoui's été attaché à son service , fut presque le seul qui n'eut aucune part à ses faveurs. Quelqu'un en ayant témoigné sa surprise, J^ étais sûr de la fidélité de Crillon, répondit ce prince, et j'avais à gagner tous ceux (jui me persécutaient.

Ce caractère de désintéressement a été celui de tous les grands hommes. Il a été sous Louis XIV celui des Fabert, des Turenne, des Gatinat , tous trois si dignes d'être nommés parmi ceux que 1 on vient de citer dans ces notes. (Voyez le Irait du maréchal Fabeut, ci-dessus^ t. 3, lettre LIV, n. 5.

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(9) Q"^ "^ Voyaient rien de plus sacré que la foi d\in gentilhomme. Depuis l'origine de la monarchie cet esprit s'était perpétué de siècle en siècle parmi nous : il n'appartenait qu'a des temps plus récents de nous laisser douter s'il y conserve en Qore son ancienne énergie.

G'est d'après ce même esprit que Turenne se cantt lié dans une circonstance où tant d'autres se seraient tenus quittes de tout engagement. Passant une nuit sur les remparts de Paris , il tïxnilia entre les mains d'une troupe de voleurs qui arrélwent

&on carrosse. Sur la promesse qu'il leur fit de cent louis d'or pour conserver luie bajoue d'un prix beaucoup moindre, ils la lui laissèrent, et l'un d'eux osa bien le lendemain se présenter chez lui. Au milieu d'une compagnie trcs-nombreuse il lui demanda à l'oreille l'exécution de sa parole : le vicomte lui fait donner l'argent, et ne raconte l'aventure qu'aprèis avoir laissé au voleur le temps de s'éloigner, en ajoutant qu'il fallait être inviolable dans ses promesses, et qu'un honnête liomme ne devait jamais manquera sa parole, quoique donnée même à des fripons.

On connaissait si bien le caractère de Turenne, et sa bonne foi était si généralement estimée, que la plupart des princes d'Allemagne traitaient avec lui personnellement pour leurs ir^tci'éts sans demander aucune garantie de ce qu'il leur promettait ; c'est que les républiques, même les plus soupçonneuses, su croy^aient en assurance dès qu'il leur avait donné sa parole.

( Vie de Turenne.)

Le trait que nous vtnons de rapporter nous rappelle celui \'e saint Louis, qui ne se crut pas dispensé envers les Sarrasins t!<3 la plus exacte fidélité à ses engagements , quoiqu'ils eussent violé les leurs.

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(lo) Qui, toujours qénèreux et maqtidnimes ^ ne recevaient que pour répandre, a Bayard eut de grandes et nombreuses occasions de gagner de l'argent, soit en rançon ou autiiement ; mais il distribuait tout et ne se reservait rien. On a estime qu'il avait marié pendant sa vie plus de cent pauvrea orphelins, nobles et autres. Les veuves étaient assurées de trouver chez lui de la consolatiou et des secours. A la guerre il remontait un homme d'armes, donnait des habits à celui-ci, aidait celui-là de ses deniers, et leur persuadait encore que c'était lui qui leur devait de la reconnaissance, Tamais il ne sortit d'un logement en pnys conquis sans payer ce que lui ou ses gens y avaient pris ; et, quand il se trouvait avec certaines nations, dont les gen» pour l'ordinaire meltaient le feu aux lieux qu'ils aliandonnaient, îi rcaliiit le dernier à la garde de la maison c^u'il quittait, et la

préservait de l'incendie. » (Histoire du chevalier Bayarcl, 1. G.)

Grillon , étant en Savoie y y fit pai-aître tant de grandeur d'âme, tant de noblesse et de sentiments, que deux Français avec lesquels il était lié, et qui avaient embrassé le calvinisme, retoxu'nèrcnt à la religion catljolique, disant qu'une religion qui faisait pratiquer de si grandes vertus devait être la houne. Grillon les ramena ee France, les aida par se^s libéralités, et leur obtint de l'emploi. (Êlocjc de Crillon.)

Je ne puis passer sous silence un événement qui peint ce héros d'un seul trait. Un soldat huguenot, se flattant d'abattre dans Grillon un des plus fermes appuis des catholiques, prend la résolution de le luer. S'étant caché dfins un endroit d'oii il pouvait exécuter son dessein, il lui tire un coup d'arquebuse dont seulement il le blesse au bras. Grillon furieux court vers Tassassin et l'atteint. Dans le temps qu'il veut le percer, le soldat tombe à ses pieds en lui demandant la vie : : Rend grâce, dil-il, « à ma religion , et rougis de n'en être pas. Va , je te donne la « vie. Si la parole d'un sujet rebelle à son roi et infidèle à sa re- « ligion pouvait être reçue, je te demanderais la tienne, de ne « jamais coinbattrc que pour le service de ton légitime souve- « rain. » Le soldat, confondu et pénétré, retomba aux pieds de Grillon en lui jurant de n'être plus du nombre des rebelles et de retourner à la religion catholique. (Vie du hrcive Crilloi^.)

Aussi bienfaisant que magnanime, Crillon répandait en tous lieux ses largesses, et plus encore au sein de son pays. Ayant été se reposer à Avignon de ses fatigues, les habitants, dont il était adoré, l'entouraient en s'écriant : Voilà notre bienfaiteur • ■voilà notre père- voilà noire héros' au^il vive! que Dieu Ig conserve et bénisse toutes ses actions! On voyait sans cesse ceux qui étaient dans l'indigence se succéder à sa porte pour recevoir de lui les secours dont ils avai( nt besoin; et, en quittant la ville , il fixa une somme annuelle qui devait leur être distribuée par sou frère.

Je ne dirai presque rien ici de la générosité de Duguescliiï

.pour avoir trop à dire. Je me contenterai de rapporter qu'après

Il malheureuse bataille de Kavaret, perdue contre les Anglais

par la faute du frère de don Henri, roi de Castille, il paya la

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