VI PREFACE
ma foi à la résurrection de mon pays, par conséquent au triomphe des principes qui peuvent seuls le faire revivre, j'ai cru le moment propice pour exposer dans leur ensemble les jugements politiques du robuste et clairvoyant penseur qui, dès le début de la Révolution, a démêlé son vice originel et annoncé son impuissance à fonder aucun établissement durable, l'impuissance aussi des expédients à arrêter ou à régulariser son cours, par conséquent la nécessité d'opposer à ses négations totales ou partielles l'affirmation intégrale et résolue des grandes vérités sociales, et de revenir enfin à l'ordre, au droit et à la justice en revenant à la constitution naturelle de la France.
C'est sur ce côté de l'œuvre de Joseph de Maistre et sur ses applications à l'état actuel de notre pays que j'insisterai dans cette préface.
Deux erreurs fondamentales ont vicié dans sa source, ou très prés de sa source, le mouvement social et politique qui devait aboutir à 1789 et, par 1789, à 1793.
La première a été le crime capital de la Révolution ; la seconde a été sa folie insigne.
Le crime a été, et est encore, et est plus que ja-