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2ikO POZZO ET LE MIJ>iIST£RE DESSOLLE.
ne plus avoir de majorité et se montra décidé, dans ce cas, î céder laplac3, ne se croyant pas assez fort pour dissoudre la cliaînbre. De nombreuses pjrsoûiialités des deux chambres, qui étaient présentes, entourèrent M. Mole et le pressèrent de se mettre en avant et de se préparer h former un cabinet. « Ce ministère-ci, disaient-ils, ne p !utse soutenir, etc'est M. deTalleyrand ou vous qui le remplacerez, car M. de Richelieu est fini. »
« Ces gens ne me connaissent guère, écrit AI. Mole, ils ne savent pas ce qu'ils me demandent, et à quel point je suis dénué d'ambition. »
Mêlant ses souvenirs intimes à la politique, il continue :
« Mes embarras d'argent. Je ne puis faire arranger mon salon. M. de Talleyrand appelle M. de Richilieu le prince de l'évacuatioii. — M""® de X... voudrait toujours renouer et se plaint amèrement de ce que je ne m'y prête pas. M"^ de XX... m'écrit des lettres plus tendres et plus passionnées que jamais. Elle veut profiter du prochain départ de son mari pour que nous nous retrouvions. >>
Les destitutions et l«s nominations continuaient. Pozzo s'en inquiétait de plus en plus et ne voyait de salut que si les chambres rimversaientle ministère en lui refusant l'année financière de dix-huit mois. M. Mole était hostile à oe projet, qu'il considérait comme, contraire à la Charte et contre lequel il fit une vive campagne auprès de nombreux pairs et députés qu'il rencontrait chez le chancelier, chez M. de Sémonville, o« chez M. Ravez. Tous lui témoignaient leurs regrets de son éloignement desaffaires.
Ces marques d'estime portaient ombrage à Decazes ■et l'inquiétaient à la fois. Il faisait attaquer dans ses