‹ Le comte Molé, 1781-1855 (volume 2)Chapitre 172 sur 232 · LA MAISON DIT ROI · texte numérisé non relu

LA MAISON DIT ROI

tembre, le soir je vais chez M'"^ de XX... Rechute. » L'époque des élections approchait. Les ministres avaient songé un moment à dissoudre la chambre, espérant trouver une majorité en dehors des partis extrêmes, mais y avaient finalement renoncé. Mounier, découragé et inquiet, déclara nettement que le cabinet se retirerait si les élections ne fortifiaient pas le centre-droit. Gomme l'avait déjà fait M. de Richelieu, il insista auprès de M. Mole pour qu'il acceptât de présider le collège électoral de Versailles. Ce dernier lui opposa le même refus.

MM. de Pradel et de Brézé avaient terminé leur travail sur la Maison du Roi. Le duc tint une conférence chez lui avec eux en présence de Mounier et de M. Mole. Sans le vouloir, M. de Richelieu les blessa par un froid accueil. On parla de M. de Bonnay comme ministre de la Maison, mais il fut écarté. La nomination de M. de i^aurislon fut envisagée, mais on sr sépara sans avoir pris aucune résolution.

Ce nouveau poste ne constituait pas seulement une fonction décorative. On voulait agrandir le ministère par la création d'un ministre de la Maison du Roi, responsable. Louis XVIII, sans vouloir s'y opposer, considérait que c'était porter atteinte à son droit d'être le maître dans son palais. A défaut de Decazes, il eiU peut-être accepté M. de Blacas, mais sans responsabilité ministérielle. M. de Richelieu s'engoua tout à coup pour M. de la Ferronnays, dont il vantait le mérite, mais qui, en sa qualité de diplomate, ne pouvait avoir aucune influence sur la chambre. De Serre allait plus loin, et voulait la rentrée de M. Laine au ministère.

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